vendredi, 12 juin 2015 11:05

Disquaire Days : 19 et 20 juin

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Disquaire Day à Reims/Champigny


Vendredi 19 et Samedi 20 juin
 : remise de 20% sur tous les vinyles, CD et SACD en vente au magasin et 20% de remise sur toutes les platines vinyles présentées en démonstration chez Opus 51...

Plus que les disques eux-mêmes, c'est tout le matériel indispensable pour profiter pleinement de ce support qui sera mis en démonstration dans nos différentes salles, lors de deux journées Portes Ouvertes  : platines, cellules et pre-phonos de tous budgets seront à l'honneur pour vous permettre de vous détendre au son de vos disques préférés.
Ce sont 3 auditoriums soignés et des conseils personnalisés qui vous attendent, dans une ambiance professionnelle et décontractée, tout au long de cette journée. Comme à notre habitude, nous mettrons l'accent sur l'attention qui est portée au rapport qualité/prix des appareils qui vous seront proposés en démonstration.

Vous aurez l'occasion d'y écouter des vinyles sur des systèmes de tous budgets, avec entre autres :
-des platines Acoustics Signature, Scheu, Soulines, Edwards Audio (à partir de € 350 et jusque des montants parfaitement déraisonnables)
-des cellules Ortofon, Zephyr, Scheu, van den Hul (à partir de € 90 jusqu'à beaucoup plus)
-de nombreux pré-phonos de différentes marques dont Fonel, Leema, Edwards Audio, Rega.

Cerise sur le gateau : vos propres vinyles sont les bienvenus ! Si vous désirez écouter vos disques préférés, n'hésitez donc pas à les prendre sous le bras.

lien Boutique : Le Monde du Vinyle

jeudi, 11 juin 2015 18:04

Rega Brio-r : opération spéciale

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Le Rega Brio-R est à un prix exceptionnel en ce moment : profitez-en, cette promotion s'arrêtera le 30 juin 2015. A vos Cartes Bancaires Content

Lien Boutique : Rega Brio-R
mercredi, 10 juin 2015 15:24

Cabasse Stream Amp 100

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Le Cabasse Stream AMP 100 est, sous une même coque, un ampli et un lecteur réseau.

Côté amplification, le Cabasse AMP 100 peut travailler sous 4 ou 8 Ohms, et délivre 2 x 50 Watt ou 4 x 25 W Watt sous 8 ohms. Cet ampli-lecteur réseau peut alimenter de 2 à 8 enceintes. 
Le Cabassee Stream AMP 100 trouve toute sa raison d'être grâce à l'application StreamControl (iOS et Android), et permet la mise en réseau sous le protocole DLNA. Il est compatible Bluetooth (avec apt-X) et NFC + Wi-Fi Direct.

L'ampli-lecteur de réseau permet d'écouter des centaines de webradios et la compatibilité technique est assurée en 24 bits/96 kHz (max) avec les formats WMA, FLAC, WAV, AIFF et ALAC (+ formats AAC et MP3). Côté connectique, l'AMP 100 dispose d'un port USB, d'un port LAN, d'une entrée optique et de jeux de prises RCA Stéréo.

Un produit qualitatif dans l'air du temps !

Lien boutique : Cabasse Stream AMP 100
mardi, 02 juin 2015 13:39

Devialet Expert 200 : le test

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Est-il encore nécessaire de présenter Devialet, la société française au 88 brevets et 44 prix internationaux ? Les 40 ingénieurs qui travaillent en plein de coeur de Paris au sein d'un bâtiment conçu par Gustav Eiffel, ont inventé une technologie révolutionnaire, dixit le service marketing de la société, qui a transformé l'amplification du son : l'hybridation (?) des technologies digitale et analogique, pour une qualité de son inimaginable.
C'est ce que nous allons essayer de découvrir lors de ces écoutes...

Depuis plusieurs semaines, nous avons en notre possession, un amplificateur Devialet Expert 200, gentiment prété par le services commercial de la firme française.  Le Devialet Expert 200 se présente comme "le système audiophile absolu, pour les mélomanes les plus intransigeants. Bien au-delà d’un simple amplificateur, Devialet réinvente et réunit pour la première fois tous les éléments clés d’une écoute experte (pré-amplificateur, amplificateur, DAC, streamer, étage phono) en une plaque unique. Une architecture électronique parfaite pour des performances exceptionnelles. " Tout est dit, ou presque.



FABRICATION :

L'appareil est un bloc d'aluminium taillé dans la masse (voir la photo ci dessus). Contrairement à ce que nous pouvions penser, son entretien est très simple, un micro fibres et un peu de produit à laver les vitres, le tour est joué.
Sa connectique propose une entrée optique, deux coaxiales (paramétrables en Ligne analogique), une entrée AES‑EBU, une entrée Phono avancée paramétrable MM ou MC réglable en gain, en fréquence d'échantillonnage (96 KHz ou 192 KHz) et au niveau de la charge et de la sensibilité. On note aussi une entrée optique/RS‑232 mini‑Jack 3,5 mm, un port USB (type B) asynchrone, un port Ethernet, une sortie caisson de basses, une sortie coaxiale pour numériser des vinyles plus quatre borniers d'enceintes (compatibles fiches banane, fourches ou câble nu).
Sur les amplificateurs Devialet, le suffixe correspond à la puissance délivrée. Ici, l'amplification annonce 2 x 200 watts sous 6 ohms. Le Devialet 200 peut être configuré, accompagné d'un second Devialet 200, en Dual Mono. Soit deux blocs de puissance reliés via prise coaxiale délivrant chacun 400 W par canal. Cette configuration, dénommée Devialet 400 permet d'alimenter des enceintes, qui sur le papier, sont très difficiles.

Premier petit bémol, comme tous les fabricants d'électroniques les 200 watts annoncés sont à prendre avec des pincettes, au quotidien lors de la reproduction de messages sonores complexes, le ressenti, mais ce n'est qu'un ressenti, est tout autre. Certains amplificateurs annonçant 25 wats en Classe A dispensent la même énergie si ce n'est une "impression de puissance" supérieure. Mais cela n'est qu'un détail...

Mélomanes fuyez les chiffres...

Le Devialet expert 200, en notre possession, vient d'être mis à jour. Il possède le dernier firware (logiciel interne programmant entre autre les DSP, donc le rendu sonore du produit), la version 8.0.0

Caractéristiques principales : voir le site du fabricant sur cette page : Devialet

- prix : 6900 euros
- poids : 5.9 kg
- télécommande : oui... de toute beauté et programmable via le site Devialet

IMAGE :

Ce critère est certainement le point fort de l'amplificateur Devialet Expert 200. Cette scène sonore est un peu plus droite-gauche que devant-derrière mais reste "stable et cohérente". 

A l'audition de la magnifique "Quenn's Suite" de Duke Ellington nous constatons que l'orchestre s'étend de gauche à droite, avec facilité et naturel. Avec aisance et plaisir nous suivons chaque ligne orchestrale et assistons au réveil, quel merveille que ce piano du Duke, de cet oiseau moqueur. Seul petit bémol de cette belle écoute, le manque de profondeur de l'orchestre, nous avons l'impression que tous les cuivres sont sur la même ligne... Un problème d'enregistrement ou une petite "moquerie" de l'amplificateur ?

Pour en avoir le coeur net, écoutons le superbe lied, l'un de mes préférés, de G. Mahler, Revelge. Ce chant militaire tout en puissance et dynamique nous révélera peut être ce que nous recherchons ! Sur ce bel enregistrement le Devialet construit une image stable et cohérente dans les trois dimensions. Dietrich Henschel se positionne au centre de l'auditorium avec l'orchestre dans le fond, mais pas trop loin, s'étageant correctement de gauche à droite. Rien à déclarer ! l'amplificateur produit ici un bon boulot.

A l'écoute du titre The Expert du groupe Suisse Yello, l'image sonore sur le plan droite-gauche égale celle reproduite par notre amplificateur intégré Référence (Fonel Emotion). Cette reproduction tridimensionnelle manque, ici aussi, d'un peu de profondeur, ce fait est certainement dû à une légère carence dans la reproduction de la dynamique de la ligne de basse. 
 
TIMBRES :

Nous écoutons l'amplificateur Devialet Expert 200 avec sérieux et concentration depuis de nombreux jours. A la lecture des critiques et tests dithyrambiques lus par monts et vallées, dans la presse spécialisée, dans des blogs tenus par des, auto proclamés, professionnels de l'audio, dans des forum (fora ?) tous nos ressentis, toutes nos analyses ont été remis en question de multiples fois. Nous avons essayé d'être le plus objectif possible sans aucun a priori, sans aucune pression, il est peu probable que nous puissions proposer ce produit à nos clients. Devialet est une entreprise française, dans le monde de la Haute Fidélité, elles sont rares, très rares et c'est avec fierté, légèrement franchouillarde, que nous percevons ses réalisations.

La beauté des couleurs d'un orchestre philharmonique, la subtilité des cuivres d'un Big Band de Jazz, la suavité des voix féminines ne sont par nécessairement toujours bien mis en valeur par l'amplificateur
Devialet Expert 200. Sa palette harmonique paraît limitée.

A l'écoute du Shéhérazade de Rimsky-Korsakov où l'orchestre brille de mille feux, les couleurs manquent d'éclat. Principalement les instruments à cordes dont les corps disparaissent au profit d'une subtile mise en relief des frottement des cordes et des Cuivres qui malgré leurs beaux éclats semblent tous sonner de manière identique.
La voix de F. Cabrel à l'audition de sa chanson Le pays d'à côté, manque de respiration, elle semble emprisonnée dans une chambre sourde ailleurs, loin des musiciens. L'intégration, la fusion ne se produisent pas. Ici aussi le haut médium est certainement en cause, la simplification du message sonore ou plus probablement le manque de richesse des harmoniques reproduites fait que la musique, les sons paraissent simplifiés, moins réalistes.

 
DYNAMIQUE :

Lors du titre Drum Solo de Manu Katché enregistré en live, le Devialet Expert 200 développe une belle énergie, les impacts sont rapides et précis. En comparaison avec notre amplificateur intégré de référence (Fonel Emotion) seul manque au Devialet un brin d'énergie, de puissance dans l'impact, mais rien de grave. La batterie prend possession de la zone d'écoute et à fort niveau (environ -10.00 sur l'amplificateur), nous nous surprenons à sursauter lors de certaines frappes.

Il est incontestable que Bernard Haitink est l’un des plus grands mahlériens de notre époque, l’orchestre de Chicago est l’une des plus éminentes phalanges au monde, la version de la deuxième symphonie qui nous est délivrée dans cette enregistrement public est, comment le décrire, expérimentale, intellectuelle et captivante. La prise de son Haute Définition délivre, d'origine une très belle dynamique qui par moment met à mal le "pauvre" amplificateur Devialet mais, avec honnéteté je dois le reconnaître il n'est pas le seul dans ce cas. Ici pour obtenir un niveau sonore acceptable, le niveau sur la façade du Devialet Expert 200 indique 0.00 soit des pics sonores à 90 dB à 2m50 des enceintes, nous devons "monter le son" et dans les "horribles" forte(s) du grand orchestre mahlérien, l'amplificateur a tendance à s'étouffer, les sons nous sont projetés aux oreilles de manière assez peu agréable. Ces problèmes disparaissent à une écoute sonore plus normale mais moins captivante (pics à 75 dB)... Enfin ! nous avons à faire avec un orchestre de plus 80 musiciens Sourire

TRANSPARENCE :

Pour rester avec G. Mahler et sa deuxième symphonie, une écoute attentive de l'andante moderato met en valeur toutes les qualités analytiques de l'amplificateur Devialet Expert 200. Nous apprécions le fourmillement et la précision avec lesquelles sont rendues toutes les subtilités orchestrales voulues par le compositeur. L'écoute est, alors, passionnante.

Hormis le zozotement insupportable, ici, de Oxmo Puccino, l'audition de la chanson Jamais quand il faut de I. Maalouf propose des choeurs détaillés à souhait, un ensemble orchestral précis et bien en place avec une orchestration fouillée.  L'amplificateur Devialet Expert 200 ne masque aucune information et fournit une écoute analytique.

Le pouvoir analytique à niveau sonore raisonnable (75 dB à 2,50 mètres des deux enceintes sur des enceintes d'un rendement de 91,5 dB) est un des points forts de cet amplificateur, la bande passante "ressentie" semble très étendue si les enceintes restent faciles à "driver" comme c'est le cas ici (pour rappel, les Fonel Eureka possèdent leur propres amplificateurs pour le grave soit de 0 à 250 Hz ce qui représente environ 80% de l'énergie musicale.

RAPPORT QUALITE/PRIX :

Là où le bât blesse c'est à l'affichage du prix. Pour 6.900 euros ce produit est positionné à un tarif un peu trop élevé. Si seulement Devialet vendait cet Expert 200 au prix 4.900 euros, nous serions en possession d'un rapport Qualité/Prix de 16. Au vu des fonctionnalités, de la qualité de fabrication, de certaines qualités sonores, le Devialet eût été un bon investissement... L'entreprise française est-elle un brin trop gourmande ?

Naturellement nous avons testé l'entrée phono de l'Expert 200, elle est complètement paramétrable avec une facilité incroyable, terminé les "jumpers" à monter ou à baisser. A l'écoute nous apercevons le charme du vinyle sans être toutefois subjugué, la fluidité, la micro-dynamique d'un très bon étage de prèamplification phono n'est pas tout à fait au rendez-vous.

Les "Pros and Cons"  : 

     + qualité de fabrication ,
     + fonctionnalités,
     + facilité de configuration et de mise à jour via le site internet Devialet,
     - le manque d'énergie et de poids dans les notes,
     - n'est pas compatible upnp et dlna... vivement une prochaine mise à jour,
     - le tarif !
     
Musiques écoutées :

  1. HD - G. Mahler - Synphonie n°2 (Haitink / Chicago Symph. Orch. - CSO 2008)
  2. CD - D. Ellington- Sunset and the Mocking Bird (The Quenn's Suite - Pablo 1959/2013)
  3. CD - I. Maalouf - Jamais quand il faut (Au pays d'Alice... - Mi'ster 2014)
  4. CD - G. Mahler - Revelge  (Des Knaben Wunderhorn (Henschel-Herreweghe - Harmonia Mundi 2006)
  5. CD - F. Cabrel - Le pays d'à côté (In extremis - Sony Music 2015)
  6. CD - Rimsky-Korsakov - Scheherazade (Antal Dorati 1958 - Mercury Living Presence 2015)
  7. CD - Yello - The Expert (Touch - Yello 2009)
  8. HD - Manu Katché - Drum Solo (Live in Concert - ACT 1984)
 
Le Système d'écoute :

Amplificateur : Devialet Expert 200,
Sources Devialet Expert 200 Fonel CD Simplicité - Soulines Dostoyevsky DCX - Ortofon Quintet Blue MC
Enceintes : Fonel Eureka
Câble USB : Black Rhodium Star USB
Câbles digital : Studio Connections Référence
Câbles HP : Studio Connections Platinum
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon SE (ampli, sources et enceintes)
 

Les Notes  :
 
Fabrication : 18/20
Image : 13/20
Timbres : 10/20
Dynamique : 12/20
Transparence : 13/20 
Qualité/Prix : 10/20
 

 

Les propos et les avis énoncés dans ce test n'engagent que l'auteur de ce test et en rien la société Opus 51

lundi, 01 juin 2015 10:16

Yamaha CD-S2100 : le test

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Reprenons ce que nous écrivions en novembre 2014 lorsque nous recevions cette toute nouvelle création du Géant japonais Yamaha : "Le lecteur/DAC CD et SACD Yamaha CD-S2100 est doté d'un véritable port USB asynchrone et d'un Dac Sabre ES 32 bits, il dispose de trois entrées numériques dont deux S/PDIF (optique et coaxiale) et une USB asynchrone qui permet d'entrer directement des flux audio haute définition. L'interface USB utilise son propre circuit intégré, un circuit développé spécialement pour Yamaha. Il supporte le protocole Asio 2.3.
Cette platine, de construction Haut de Gamme, offre deux sorties analogiques, la première au format asymétrique par RCA et la seconde en symétrique par deux XLR. On note également deux sorties numériques : une coaxiale et une optique. Pour finir, ajoutons qu'un travail spécifique a été effectué sur le châssis qui comme son aîné dispose de joues soit en bois laqué noir ou naturel.

Dès l'ouverture du carton d'emballage, le poids de ce lecteur impressionne, sa qualité de fabrication est exceptionnelle, l'écoute sera t'elle à la hauteur ?


FABRICATION :




Le Yamaha CD-S2100 bénéficie d'une finition exemplaire, avec ses flancs laqués piano noirs d'une grande élégance. La façade massive en aluminium brossé est dotée de boutons de commande usinés avec une très haute précision. Son lourd châssis, lui aussi en aluminium, combiné à des pieds amortissants contribue à absorber toutes les vibrations gênantes.
L'intérieur du Yamaha CD-S2100 n'a rien à envier à son extérieur. La mécanique de lecture est équipée d'ancres lourdes, de façon à empêcher toute vibration. Son bloc de lecture est équilibré de manière minutieuse et le tiroir en aluminium est mû par un moteur souple et silencieux.
Cette platine CD et SACD embarque un DAC ESS Sabre ES9016 à deux fois quatre canaux, équipé d'une horloge maîtresse afin de baisser au maximum les effets néfastes de jitter et d'éliminer toute erreur de conversion. Cette technologie profite à la lecture des CD, SACD et aux fichiers audio arrivant via les entrées S/PDIF et USB de l'appareil.  
Le lecteur CD Yamaha CD-S2100 possède un contrôleur USB de qualité professionnelle. Ses pilotes permettent la lecture de tous les fichiers audio connus à ce jour (MP3, FLAC, HDFLAC, DSD) avec tout ordinateur via un logiciel adéquat (JRiver, Foobar2000, Korg AudioGate  sous Windows, Audirvana sous Mac OS par exemple).

Caractéristiques principales :

Lecteur CD avec DAC USB 24/192 et DSD
DAC ESS Sabre 9016S à 2x4 canaux
Contrôleur USB asynchrone avec pilotes ASIO 2.3
Mode Pure Direct
Topologie symétrique
Télécommande en aluminium

Disques lus : SA-CD, CD, CD-R/RW (MP3, WMA)

Flux audio supportés via USB : PCM jusqu'à 24 bits et 192 kHz, DSD64

Niveau de sortie : 2 V (1 kHz, 0 dB)
Rapport signal /bruit : 116 dB
Marge dynamique : 100 dB (CD) et 110 dB (SACD)
DHT : 0,002 % à 1 kHz
Réponse en fréquence : 2 Hz à 50 kHz

Entrées : 1 x USB asynchrone / 1 x S/PDIF optique / 1 x S/PDIF coaxiale
Sorties : 1 x S/PDIF optique / 1 x S/PDIF coaxiale / 1 x analogique stéréo RCA / 1 x analogique stéréo XLR

Dimensions (lxhxp) : 435 x 137 x 438 mm
Poids : 16 kg

 

IMAGE :

Ecoute CD :
La platine Yamaha CD-S2100 construit une image sonore cohérente mais, par rapport à notre lecteur de référence (), légèrement moins large et moins profonde.
A l'audition du Concerto pour la main Gauche de M. Ravel, l'orchestre s'ouvre tout au long de cette longue introduction pour exploser triple forte lors de l'entrée majestueuse du grand piano qui s'installe avec autorité devant l'auditeur dans l'espace laissé libre entre les deux enceintes.
Dans l'introduction de l'album Au pays d'Alice... du trompettiste I. Maalouf le choeur d'enfants de la maîtrise de Radio France est réparti de manière homogène dans le fond de l'auditorium sans effet de masque nuisible à la scène sonore. L'image reste stable malgré l'entrée de l'orchestre.
Si le Yamaha, dans ce domaine, n'est pas exceptionnel, il travaille très bien à la construction d'une scène sonore réaliste et dépasse sur ce point de nombreuses réalisations bien plus onéreuses que nous avons déjà testées.

Ecoute Fichiers Haute Définition : 
L'écoute de fichiers "Haute Définition", formats DSD ou 24/192, ôte le léger voile qui persistait lors de l'audition des CD ou SACD. Nous sommes, ici, en contact direct avec les musiciens. L'image sonore construite est alors encore un peu plus réelle... Une vraie réussite !

Pour information : les musiques écoutées en Haute Définition proviennent des labels Opus3 pour les DSD et 2L pour les 24/192.
 
TIMBRES :


Ecoute CD : 
Toujours par rapport à notre lecteur référence pour ce test, les timbres reproduis par le Yamaha CD-S2100 sont très légèrement simplifiés, lissés et mats. Par rapport à d'autres lecteurs dans cette catégorie, le Rega Saturn-R par exemple, le Yamaha distille des timbres d'instruments qui semblent plus réalistes et mieux définis, moins colorés.
Dans le Shéhérazade de Rimsky-Korsakov, les cuivres brillent de mille feux, les cordes graves sont fermes et rugueuses, seules les percussions les plus graves manquent subtilement de tenues et d'assises, elles sont rendues avec une teinte de mollesse. Il est à noter que la version CD est de plus haute tenue que la version dématérialisée obtenue par un "rippe" du CD....
La voix de Francis Cabrel, lors l'écoute de l'album In Extremis, présente une matité assez inhabituelle. Le lecteur semble gommer, masquer quelques intonations de la voix de l'artiste. Là aussi, les timbres sont subtilement lissés et simplifiés, c'est dommage.  

Ecoute Fichiers Haute Définition : 
Lors de l'audition de fichiers "Haute Définition", formats DSD ou 24/192, la matité et la simplification perçus dans le rendu des différents timbres des instruments et voix tendent à disparaître. Le DAC du Yamaha CD-S2100 semble être beaucoup plus performant sur les fichiers HD que sur la musique en 16/44.1, est-ce un problème de programmation du DSP du lecteur, une volonté des ingénieurs japonais ?

Pour information : les musiques écoutées en Haute Définition proviennent des labels Opus3 pour les DSD et 2L pour les 24/192. 

 
DYNAMIQUE :

Comme la très grande majorité des lecteurs de CD et des DAC, le ressenti dynamique, même si il reste très correct, n'est pas le point le plus fort de cette platine Yamaha. Comme nous l'écrivions précédemment, le message musical est très subtilement lissé et simplifié ce qui influe négativement sur le rendu dynamique.

L'écoute du live de Manu Katché publié chez le label allemand Act est très satisfaisante, la batterie est précise et les jeux des différentes cymbales sont rendus avec différenciations et distinction le tout dans un dynamique acceptable. L'écoute de ce même titre en haute Définition fait apparaître un haut medium plus riche et une bande passante un peu plus étendue dans les deux extrémités du spectre sonore.
Le Yamaha CD-S2100  apprécie le groupe suisse Yello, à l'écoute du titre The Expert, il fait pratiquement jeu égal avec notre CD Fonel Simplicité. C'est tout écrire... Belle image cohérente dans les trois dimensions, attaques des notes rapides et précises. Les musiques électroniques siéent à ravir à notre lecteur japonais.
 

TRANSPARENCE :

Ecoute CD : 
Une fois admis que le rendu sonore du Yamaha, en écoute CD, est mat, certains diront sombre, alors ce lecteur présente une belle transparence. Il laisse place à de nombreuses informations. Toutes ? Non, notre CD de référence va encore un peu plus loin.
Que ce soit la salle où l'Orchestre de Minneapolis a été capté lors des séances d'enregistrement du Shéhérazade, le studio d'enregistrement de F. Cabrel, reconnaissable entre tous, le club de jazz parisien où sévit le Quartet de Manu Katché, toutes les ambiances sonores sont différentes, le Yamaha CD-S2100 réalise très bien son travail dans ce domaine. A n'en pas douter, une référence dans sa gamme de prix !

Ecoute Fichiers Haute Définition : 
Lors de l'audition de fichiers "Haute Définition", formats DSD ou 24/192, la matité disparaît, le voile tombe et l'auditeur se retrouve ailleurs... où le son est meilleur Sourire
Toute blague à part, en lecture de fichiers DSD, la pureté des timbres (le violon de Rachel Podger interprétant des concertos de Vivaldi par exemple) est d'un naturel confondant. Alors on prend un vrai plaisir à écouter la musique, toute sorte de musique.

Pour information : les musiques écoutées en Haute Définition proviennent des labels Opus3 pour les DSD et 2L pour les 24/192.
 
 

RAPPORT QUALITE/PRIX :

Le Yamaha CD-S2100 est parmi les meilleures sources numériques dans la gamme des lecteurs et DAC à 2.500 euros. Nous lui connaissons peu de concurrent. En écoute de musiques dématérialisées "Haute Définition" il fait jeu égal avec des lecteurs CD deux fois plus onéreux.
Si votre système audio possède quelques brillances alors ce lecteur, équipé de bons câbles de modulation, symétriques de préférence, est fait pour vous. Si votre système audio est bien équilibré, à la lecture des CD, le lecteur nippon apportera une certaine matité plutôt agréable sur tous les enregistrements de musiques modernes et pour les écoutes de musiques dématérialisées vous serez sur une autre planète
Allez l'écouter, vous serez surpris et certainement enchantés !

Les "Pros and Cons"  : 

     + qualité de fabrication,
     + fonctionnalités, lecture CD, SACD, toutes les musiques dématérialisées 
     + musicalité,
     + son Rapport Qualité/Prix,
     - une petite matité et simplification du message sonore,
     
Musiques écoutées :

  1. CD - M. Ravel - Concerto pour la main gauche (Fleisher / Ozawa - Sony Music 1990)
  2. CD - I. Maalouf - Au Pays d'Alice... Introduction (Au pays d'Alice... - Mi'ster 2014)
  3. CD - G. Mahler - Revelge  (Des Knaben Wunderhorn (Henschel-Herreweghe - Harmonia Mundi 2006)
  4. CD - F. Cabrel - Le pays d'à côté (In extremis - Sony Music 2015)
  5. CD - Rimsky-Korsakov - Scheherazade (Antal Dorati 1958 - Mercury Living Presence 2015)
  6. CD - Yello - The Expert (Touch - Yello 2009)
  7. CD - Manu Katché - Springtime Dancing (Live in Concert - ACT 1984)
 
Le Système d'écoute :

Amplificateur : Fonel Emotion AB,
Sources : Yamaha CD-S2100Fonel CD Simplicité
Enceintes : Fonel Eureka
Câble USB : Black Rhodium Star USB
Câbles de modulation : Studio Connections Référence RCA
Câbles HP : Studio Connections Platinum
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon SE (ampli, sources et enceintes)
 

Les Notes en écoute CD :
 
Fabrication : 17/20
Image : 15/20
Timbres : 13/20
Dynamique : 14/20
Transparence : 14/20 
Qualité/Prix : 16/20
Les Notes en écoute fichiers Haute Définition :
 
Fabrication : 17/20
Image : 16/20
Timbres : 15/20
Dynamique : 14/20
Transparence : 16/20 
Qualité/Prix : 18/20

 

Les propos et les avis énoncés dans ce test n'engagent que l'auteur de ce test et en rien la société Opus 51
vendredi, 29 mai 2015 09:16

Rega Dac-R : le test

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(37 Votes)
Le Rega DAC-R est un convertisseur numérique/analogique compatible 16, 20 et 24 bits. Il gère les fréquences d'échantillonnage de 32 kHz à 192 kHz. Il permet une résolution maximale sur toutes ses entrées, y compris l'USB asynchrone compatible 24/192.
La marque anglaise Rega, de part la planète, est connue et reconnue comme ayant un des meilleurs rapport Qualité/Prix/Musique du marché audio, certaines de ses dernières créations nous ont un peu laissé sur notre faim, qu'en sera t'il de cette nouvelle mouture de leur DAC entrée de gamme ?



FABRICATION :

Le Rega DAC-R se présente dans un coffret en aluminium et en acier d'aspect robuste, à la finition approximative, comme pratiquement tous les produits Rega, c'est la signature de la marque Sourire.
Il embarque deux circuits intégrés Wolfson, offre la possibilité d'utiliser 3 filtres numériques et comporte 5 entrées numériques isolées : 2 entrées coaxiales, 2 entrées Toslink S/PDIF et une entrée USB. L'étage d'entrée optique et coaxial est bâti autour d'un récepteur de flux numérique Wolfson de très haute précision et d'une horloge à faible taux de jitter. Les puces Wolfson, le récepteur et le PLL disposent chacun de leurs propres circuits d'alimentation. L'étage de conversion, qui utilise une paire de Wolfson WM8742 en montage parallèle, eux-mêmes pilotés par un étage tampon, est assuré de recevoir l'intégralité des informations en provenance de la source (ce montage est similaire à celui intégré au lecteur CD Rega ISIS).

Caractéristiques principales :

Résolution numérique (toutes entrées) : 16 à 24 bits
Fréquences reconnues : 32, 44,1, 48, 88,2, 96, 176,4, 192 KHz
Distorsions par harmoniques (toutes entrées 24 bits 96 KHz) : 0,006% @ 1 KHz
Rapport signal/bruit : -105 dB (par rapport au niveau de sortie maximum avec bande passante de 100 Hz à 22 KHz)

Entrées numériques :
- USB isolé asynchrone / 2 x entrées optique/Toslink / 2 x entrées coaxiales isolés 75 Ohms 
Sorties numériques (via recepteur & PLL) - SPDIF :
- Toslink optique isolé 75 Ohms / Coaxial isolé 75 Ohms
Sortie analogique :
- RCA stéréo

Dimensions (lxhxp) : 215 x 80 x 320 mm
Poids : 4 kg
Télécommande

IMAGE :

Le Rega DAC-R est équipé d'un filtre à trois positions qui permet d'adopter l'écoute que vous désirez. Les variations de son entre les trois positions sont assez minimes quoique sur un système "full range", mais ce produit est-il adapté à de tels système onéreux ?, la signature sonore change subtilement avec pour une position des basses moins précises mais un haut medium plus subtil et pour une autre position une image moins large et une légère mise en avant du medium. Pour ce test, après de nombreux test nous avons opté pour le filtre n°1, le plus neutre et surtout celui ayant la bande passante la plus large.

L'audition du titre "The Expert" du groupe suisse Yello de musique électronique à tendance new wave, nous permet de constater que l'image stéréo reproduite par le Rega DAC-R est de qualité, elle se construit bien au delà des enceintes, même si nous n'arrivons pas encore à atteindre ce qu'est capable de former notre source de référence pour ce test (lecteur CD Fonel Simplicité), nous obtenons un beau résultat.
Cela se confirme à l'écoute de l'orchestre de Minneapolis dans le Shéhérazade de Rimsky-Korsakov, la phalange américaine se déploie dans l'auditorium sans restriction et l'écoute, au niveau de l'image, est plaisante.


TIMBRES :

Même si en comparaison de notre système de référence, une écoute attentive, fait ressortir un manque d'informations dans les harmoniques des instruments, les couleurs restent plus que plausibles pour une oreille avertie.

A l'écoute du Shéhérazade, le violon solo de l'orchestre de Minneapolis garde tout son pouvoir de séduction, les cuivres restent rugueux à souhait, seul le bas du spectre sonore manque de vérité, les percussions, les contre basses sont légèrement pâteuses et manquent de profondeur et de précisions.
C'est avec grand dommage que nous retrouvons ces défauts, qui seront certes beaucoup moins présents à l'écoute d'un bon système moyen de gamme, à l'audition du live de Manu Katché, la batterie de notre percussionniste national, lors des impacts sur les gros toms (18 pouces ?) et sur la grosse caisse manquent de lisibilité. par contre la caisse claire est bielle et, "claque" presque vraie. Les interventions du saxophone sonnent cuivrées et c'est déjà très bien pour un DAC à moins de 900 euros.

DYNAMIQUE :

Manifestement, c'est ici que le bât blesse. Comme de très nombreux produits Haute Fidélité moyen/bas de gamme, le Rega DAC-R, par rapport à une source plus Haut de Gamme, affiche un tempérament très, trop nonchalant. Cela me souvient d'un constructeur d'amplificateurs français qui affirmait, à qui voulait bien l'entendre, que plus la musique reproduite était lente, mieux c'était. Je pense qu'il martelait ce discours car il était dans l'incapacité et, il semble toujours incapable, de construire des amplificateurs réactifs et musicaux... Mais cela est une autre histoire Complice .
Pour ce convaincre de ce petit manque de dynamique, l'écoute du titre de Yello est un bon révélateur... Tout arrive un peu moins vite, un peu moins soudainement que d'habitude, certains petits effets sont alors masqués et disparaissent. Mais, au vu du tarif du Rega DAC-R, rien ici n'est rédhibitoire.
Il en va de même pour la reproduction de la batterie de Manu Katché, les impacts sont un brin moins francs, légèrement retenus, mais il est vrai que je compare ce DAC à l'un des très bons lecteurs CD du marché...

TRANSPARENCE :

La Transparence découle de tous les autres critères... En Haute-Fidélité, c'est certainement le critère le plus compliqué. Le Rega DAC-R n'échappe pas à la règle, son léger manque de vivacité, sa perte d'informations lors de la reproduction d'un message sonore ne lui permettent pas, ici, d'obtenir une bonne note. 
La superbe voix du baryton allemand Dietrich Henschel dans le lieder de G. Mahler, Revelge, perd de sa puissance, de sa beauté, de sa qualité narrative, l'orchestre est repoussé au loin et manque de définition dans les notes les plus graves.
Mais, il faut sagement le reconnaître, le test est difficile et l'objectif d'une telle réalisation qu'est un DAC à moins de 1.000 euros, n'est peut être pas de reproduire un grand ensemble symphonique dans une musique fin XIXéme, ce qu'il y a certainement de plus compliqué en Hi-Fi. 

RAPPORT QUALITE/PRIX :

Rega
ne démérite pas avec ce DAC. Son savoir faire des produits peu onéreux musicaux reste vraie. Le mélomane, en se procurant le Rega DAC-R place correctement son argent. Mais il ne faut pas s'attendre à des miracles. Si vous possédez une chaîne Haute-Fidélité homogène et que vous recherchez une source à prix moyen alors le Rega DAC-R a été conçu pour vous.

Globalement, l'écoute de petits ensembles acoustiques ; musiques baroques, trio, quartet, sextet de jazz, orchestre mozartien, au travers d'un tel produit, procure de beaux moments. Quant aux autres musiques, orchestre symphonique, opéra, musiques électroniques... cela semble plus problématique, la ligne de basse reproduite par cet élément Haut Fidélité est atténuée et manque surtout de précision. Si vous recherchez des graves profonds et rapides, passez votre chemin.

Etonnamment ce manque de grave à la lecture de fichiers Haute Définition (24/96) est moins perceptible et le Rega DAC-R affiche alors un tout autre caractère... Mais, dans la grande majorité des cas, de nos jours le mélomane écoute de la musique numérique dans le format 16/44.1 !

Les "Pros and Cons"  : 

     +les qualités musicales rapportées au prix du produit,
     +ses nombreuses entrées numériques, 
     - la qualité de fabrication qui laisse un peu à désirer,
     - la reproduction des graves,
     - l'entrée USB qui n'est pas tout à fait à la hauteur des entrées coaxiales,
 

Musiques écoutées :

  1. 16/44 - G. Mahler - Revelge  (Des Knaben Wunderhorn (Henschel-Herreweghe - Harmonia Mundi 2006)
  2. 16/44 - F. Cabrel - Le pays d'à côté (In extremis - Sony Music 2015)
  3. 16/44 - Rimsky-Korsakov - Scheherazade (Antal Dorati 1958 - Mercury Living Presence 2015)
  4. 16/44 - Yello - The Expert (Touch - Yello 2009)
  5. 16/44 - Manu Katché - Springtime Dancing (Live in Concert - ACT 1984)
 

Le Système d'écoute :

Amplificateur : Fonel Emotion A,
Sources : Rega DAC-R - Fonel CD Simplicité
Enceintes : Fonel Eureka
Câble Numérique : Studio Connections Reference
Câbles de modulation : Studio Connections Référence RCA
Câbles HP : Studio Connections Platinum
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon SE (ampli, sources et enceintes)
 

Les Notes en 16/44.1 :
 
Fabrication : 10/20
Image : 13/20
Timbres : 13/20
Dynamique : 12/20
Transparence : 11/20 
Qualité/Prix : 15/20
Les Notes en 24/96 :
 
Fabrication : 10/20
Image : 14/20
Timbres : 14/20
Dynamique : 14/20
Transparence : 15/20 
Qualité/Prix : 17/20

Les propos et les avis énoncés dans ce test n'engagent que l'auteur de ce test et en rien la société Opus 51

mercredi, 27 mai 2015 09:30

Marantz NA-6005 : le test

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Le Marantz NA-6005 est un lecteur audio réseau  équipé d'un DAC 24 bits / 192 kHz et DSD, de contrôleurs réseau WiFi et Ethernet compatibles AirPlay et DLNA, et permet l'écoute des radios web et du service de musique en ligne Spotify.
Nous avons de la chance il est également, via son port USB, compatible avec les iPhone, iPod et iPad tandis que son entrée numérique optique permet d'y connecter un téléviseur HD ou  tout autre source numérique, une Box ou une console de jeux par exemple. Ce lecteur réseau est équipé d'un récepteur Bluetooth, pour une écoute directe avec tout smartphone ou tablette.

Est-ce un produit Haute-Fidélité ?

C'est ce que nous allons essayer d'établir avec ce test.


FABRICATION :



Le Marantz NA-6005 bénéficie d'un châssis en métal avec une façade en aluminium et plastique, il est disponible en deux teintes noire et argent.
Il intégre, pour décoder tous les formats audio, une puce de conversion numérique-analogique Cirrus Logic CS4398, capable de prendre en charge les flux PCM stéréo jusqu'à 24 bits / 192 kHz, ainsi que les flux DSD 2,8 et 5,6 MHz. Ce DAC est servi par un étage de sortie à composants discrets HDAM SA2, une exclusivité Marantz.Le grand intérêt de ce lecteur est la lecture de multiples formats de fichiers audio, partagés sur un réseau domestique. En effet le NA-6005 est compatible DLNA / UPnP (Devialet devrait s'en inspirer). Ce lecteur est donc pilotable via une application pour smartphone ou tablette. Au regard de la façade arrière, nous regrettons amèrement le sortie numérique spdif coaxiale qui aurait permis d'utiliser ce lecteur réseau conjointement à un DAC Haut de Gamme. Pour nous, c'est indiscutablement une erreur grossière pour un produit à près de 600 euros !

Caractéristiques principales 
:

DAC externe S/PDIF optique
Puce Cirrus Logic CS4398, décodage PCM 24/192 et DSD 64/128
WiFi, Ethernet, AirPlay et DLNA
Compatible radios web et Spotify Connect
Lecture fichiers audio MP3, WMA, AAC, FLAC, ALAC, WAV, AIFF et DSD (.DSF)
Lecture gapless
Ampli casque
Afficheur LCD
Télécommande
Dimensions (lxhxp) : 440 x 104 x 329 mm
Poids : 6 kg

IMAGE :

Chez Marantz ce lecteur réseau, dénommé NA-6005, arrive après le très correct NA-8005 et surtout après le superbe NA11-s1 un des meilleurs lecteur réseau du marché. Jusqu'à présent, l'objet semble plus que satisfaisant, son tarif et ses fonctionnalités semblent attractif mais, va t'il confirmer ces bonnes impressions lors de nos différentes écoutes ? "Let's go !"

Par rapport à l'écoute du CD avec le lecteur Fonel Simplicité, l'écoute du lied Revelge de G. Mahler est triste et sans relief, l'image sonore est réduite en largeur et en profondeur c'est un peu comme si nous regardions une image en format "jpeg" après avoir vu la même en format "tiff" (les photographes comprendront) sur un bel écran étalonné. 

A l'écoute du titre de F. Cabrel, Le Pays d'à Côté, tiré de son album In Extremis, nous retrouvons une image légèrement rabotée sur les côtés et surtout une forte accentuation de la mise en avant de la voix du chanteur avec une mise au second plan des instrumentistes, phénomène qui n'existe pas lors de l'audition sur notre source de référence.

TIMBRES :

La rugosité, la puissance des Cuivres de l'orchestre de Minneapolis sont complètement lissées et aseptisées, à l'écoute du Shéhérazade dirigé par A. Dorati. Cet enregistrement aux timbres riches devient, ici, presque banal. Le violon solo perd de sa réalité et l'instrument ne devient plus qu'une corde sur lequel glisse un archet sans corps et sans âme.

La voix de Francis Cabrel, même si elle reste identifiable, perd de sa réalité et manque de nuance, c'est étonnant comme un grand nombre d'harmoniques (en fait des informations) disparaît. Comment un fabricant sachant construire de très beaux appareils arrive t'il à un tel résultat ? N'est-ce pas l'envie, le cahier des charges, d'obtenir un produit aseptisé apte à reproduire des fichiers compressés dans de bonnes conditions, destiné à une clientèle qui attache peu d'importance aux qualités musicales de son investissement ?

A l'actif de Marantz, il faut reconnaître que cela devient une règle dans le marché de l'audio aujourd'hui ! 

DYNAMIQUE :

La dynamique pêche principalement par une ligne de basse peu précise, manquant de relief et de profondeur. A l'écoute du Stevie Ray Vaughan, la ligne de basse est peu lisible et parfois brouillonne. Lorsque les cordes de la guitare du musicien doivent "claquer" le message sonore reste très, trop sage et manque de relief... L'écoute devient un brin ennuyeuse et légèrement vaporeuse Complice
Ces mêmes défauts se retrouvent amplifiés lorsque nous décidons de déguster le titre de Yello "The Expert", non seulement l'image est réduite dans les trois dimensions mais nous perdons tout le charme de toutes ses attaques de note ultra rapides, la voix perd de sa précision et de sa compréhension.


TRANSPARENCE :

Par transparence, nous pouvons entendre "respiration", et c'est vraiment ce qui semble manquer le plus à la découverte de ce lecteur réseau. A l'écoute du grand orchestre symphonique dans l'oeuvre de Rimsky-Korsakov, la musique arrive globalement, comme dans un sac dans lequel tout serait en vrac. Certes pour faire comprendre le sujet j'exagère le trait... mais à peine.
De même le Tin Pan Alley manque d'ampleur, de respiration, d'aération, la musique est compacte, aucun instrument ne se détache, l'écoute peut paraître très plate.

RAPPORT QUALITE/PRIX :

Sorti du carton le Marantz NA-6005 est pratiquement inaudible, tout commence à se mettre en place, ou presque, après 20 heures de fonctionnement. Maintenant la vraie question est-ce que le client, pour l'achat de ce produit à 600 euros, en a pour son argent ?
Les fonctionnalités attendues sont présentes, le produit est simple et pratique à utiliser. Un petit bémol, son afficheur LCD est bien tristounet,  par exemple il aurait vraiment été intéressant d'afficher la photo de l'album écouté.
Au niveau son, le NA-6005 est, pour moi, fort moyen, son écoute ne procure guère de plaisir et comporte trop de points négatifs. Son acquisition dépendra de vos besoins, mais un tarif de 449 euros, pour un tel produit eut été plus réaliste.

Marantz NA6005


Les "Pros and Cons"  : 

     + fonctionnalités , 
     - qualités musicales,
     - afficheur LCD,
     - son prix,

 

Musiques écoutées :

  1. SD - G. Mahler - Revelge  (Des Knaben Wunderhorn (Henschel-Herreweghe - Harmonia Mundi 2006)
  2. SD - F. Cabrel - Le pays d'à côté (In extremis - Sony Music 2015)
  3. SD - Rimsky-Korsakov - Scheherazade (Antal Dorati 1958 - Mercury Living Presence 2015)
  4. SD - Yello - The Expert (Touch - Yello 2009)
  5. HD - Stevie Ray Vaughan - Tin Pan Alley (Couldn't Stand The Weather - Epic 1984)
 

Le Système d'écoute :

Amplificateur : Fonel Emotion A,
Sources : Marantz NA-6005 - Fonel CD Simplicité
Enceintes : Fonel Eureka
Câbles de modulation : Studio Connections Référence RCA
Câbles HP : Studio Connections Platinum
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon SE (ampli, sources et enceintes)
 

Les Notes :

Fabrication : 12/20
Image : 10/20
Timbres : 10/20
Dynamique : 09/20
Transparence : 09/20 
Qualité/Prix : 12/20

Les propos et les avis énoncés dans ce test n'engagent que l'auteur de ce test et en rien la société Opus 51
lundi, 25 mai 2015 10:04

Soulines Dostoyevsky DCX : le test

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Aucun dilemme ce matin, il pleut... Les Fonel Eureka sont si plaisantes à écouter... Profitons que le système soit encore installé pour écrire un test au sujet de cette très belle platine Soulines Dostoyevsky DCX.
L'amplificateur connecté aux enceintes, pour débuter les écoutes est le Yamaha A-S3000 accompagné de la platine CD et SACD Yamaha CD-S3000. En écoute CD, rien d'extraordinaire, la restitution sonore est assez plate, elle manque de relief, de dynamique, de joie musicale, globalement elle n'a aucun intérêt donc la surprise fut grande lorsque je décidai d'écouter, via l'étage phono de l'amplificateur Yamaha, quelques vinyles.
Par contre comment réaliser un test pertinent d'une platine vinyle ?
J'ai beau réfléchir, je n'entrevois aucune solution. Il existe tellement de paramètres qui interviennent lors de l'écoute de nos vieilles et beaucoup moins vieilles galettes noires. Les principaux paramètres sont le bras, la cellule et, l'étage de prèamplification et de correction RIAA, tous ces paramètres sont indépendants de la platine et pourtant indispensables afin de tester cette platine. Oh! toutes mes excuses, j'allais complètement "zapper" un des paramètres les plus importants, le support sur lequel repose la platine vinyle, ne jamais oublier que les principaux ennemis d'une belle écoute analogique sont les vibrations...

Pour ce test, plutôt cette écoute le bras installé sur la Soulines Dostoyevsky DCX. est le très fameux Rega RB303 que nous retrouvons sur un grand nombre de platines dont le prix s'étage de 750 euros à 3500 euros. Ce bras, d'une longeur de 9 pouces, a pour lui l'avantage de son prix, de sa facilité d'installation et de réglage, de sa fiabilité et de ses belles qualités de suivi de sillon. La cellule choisie est une MC ; une MC (Magnet Coil)  parce que à ce jour il m'est devenu pratiquement impossible d'écouter une MM, même haut de gamme, l'Ortofon Quintet Blue, pour son prix, ses qualités dynamiques, tout en gardant à l'esprit que cette cellule, plus adapté aux musiques rock, jazz et variété, manque un peu de finesse et de subtilité, elle ressemble à une Denon DL103 mais en beaucoup mieux, vous me direz que cela n'est pas très difficile Complice Les supports sont les Dilixaudio Cantabile sur lesquels j'ai disposé une plaque anti résonnante Rogoz.

Après avoir écouté quelques LP avec le Yamaha (voir liste ci-dessous), je décidai, à l'écoute du potentiel ressenti, de changer d'amplificateur et donc d'étage de prèamplification. J'installai un système Haute Fidélité "full" Fonel avec l'amplificateur Fonel Emotion Classe AB et le sublime, le terme n'est, ici, pas galvaudé, étage de préamplification phono Fonel Symphony (et dire que la presse spécialisée française n'a rien compris à ce produit).

 
FABRICATION :

La Dostoyevsky DCX a été conçue comme une platine vinyle «classique», elles se compose de deux châssis en bois de bouleau balte. Le premier, carré, supporte le plateau et le porte bras, le second, de moindre format, complètement indépendant (voir photo), possède le moteur et le système d'entrainement de la courroie. Ce classicisme cache la volonté du constructeur d'intégrer à sa platine les technologies les plus performantes équipant ses modèles haut de Gamme. Sur une platine vinyle tout repose sur l'axe centrale qui permet au plateau d'obtenir une rotation régulière sans à-coups et surtout sans aucune vibration, Soulines conçoit cet axe en laiton et en acier inoxydable en employant des machines outils de haute précision, tout ce travail permet d'éviter le "rumbling" qui sévissait sur un grand nombre de platines vinyles construites au siècle dernier.
Le plateau est en polypropylène, d'une hauteur de 40 mm et d'un poids de 2,4 kg, il assure une bonne stabilité de la vitesse et évite ces micro variations de vitesse si désagréable à l'écoute.
La platine est livrée avec un capot anti-poussières et trois systèmes de fixation de bras :
     - pour les bras Rega et origineLive (222 mm)
     - pour les bras SME (204-239 mm)
     - pour les bras Jelco (214 mm)

Caractéristiques
 :

Moteur : moteur à courant continue contrôlé électroniquement
Vitesse : 33.3 et 45 tpm avec ajustement précis
Dimensions : 460 x 350 mm (Largeur x Profondeur)
Poids : 9.5kg

IMAGE - TIMBRES - DYNAMIQUE - TRANSPARENCE :

Au seigneur du blues électrique revient les honneurs de débuter cette écoute, le très fameux Tin Pan Alley de Stevie Ray Vaughan se déguste avec grande satisfaction, pour ceux qui connaissent ce titre, allez l'installer sur votre système Hi-Fi, écoutez le et continuez la lecture de ce test, la ligne de basse, du début à la fin, reste très lisible et précise, manque seulement par rapport à une platine très Haut de Gamme ce déploiement extraordinaire dans l'infra basse (ne cherchez pas il n'existe pas sur le CD), les attaques sur les cordes de la guitare sont fantastiques et font sursauter l'auditeur à tous les coups, la voix du guitariste est bien plantée au milieu des deux enceintes alors que la batterie procure des éclairs d'énergie dans les quatre coins de l'auditorium. Un vrai spectacle en cinémascope. me revient en souvenir une écoute bien terne réalisée au dernier salon Haute-Fidélité à Munich sur un système Haut Rendement datant des année 50...

Remontons encore un peu plus le temps, la "nostalgie camarade", à l'écoute du One Of These Days du Pink Floyd, dans mes souvenirs, lorsque j'étais jeune, ici, la batterie m'impressionnait, aujourd'hui mon oreille est attirée par  le travail des deux basses doublées à l'unisson par une chambre d'écho (Roger Waters et David Gilmour), les vibrations des cordes sont rendues avec subtilité et précision, les deux instruments sont très distincts l'un de l'autre et leurs sons puissants délivrent une pression acoustique digne des plus belles écoutes. La cellule Ortofon Quintet Blue excelle sur ce type de musique !

Humblement, je le reconnais, je pensais, honte à moi, que Christian Vander ne s'intéressait pas du tout au son des productions sonores de son groupe Magma et quelle ne fut pas ma surprise à l'écoute du LP Wurdah Ïtah. La dynamique, par rapport au CD que j'écoute régulièrement, est incroyable. Les attaques des notes du piano, la précision et la dynamique caisse clair, le rendu des voix, homme et femme, tout est superbe, direct, franc sans aucune traînée, la première face du 33 tours ne semble durer que temps d'un coup de vent tellement l'écoute est fascinante.

Les canons de ACDC ne semblent pas être à la hauteur dynamique, de la batterie et des guitares, le producteur de ce We Salute You a du craindre pour les systèmes Hi-Fi de ses clients Sourire. Par contre la production du groupe (guitares, basses, batterie) m'étonne à chaque fois que j'écoute une partie de ce LP, deux titres de ACDC par jour est la dose maximale que je m'octroie lors des tests, un bon système Haute Fidélité doit rendre l'énergie de cette musique tout en gardant précision et justesse.

Ce qui étonne avec la platine Soulines est, justement, cette capacité à être extrêmement dynamique tout en fournissant une ligne de basse profonde et précise et surtout en ne tombant jamais dans la caricature. 

RAPPORT QUALITE/PRIX :

Cette platine est, pour son prix, vraiment étonnante. Elle possède à la fois les qualités d'une Rega RP10, légèreté du rendu musical, rapidité, dynamisme, et les qualités d'une Transrotor Zeit 1, ligne de basse précise, silence de fonctionnement.
Si je n'avais pas la chance, oui j'écris bien la chance, d'écouter régulièrement d'exceptionnelles platines vinyles au tarif trois fois supérieur, l'écoute de la Soulines Dostoyevsky DCX me satisferait entièrement et j'aurai vraiment beaucoup de mal à imaginer que nos chères galettes noires peuvent apporter encore un peu plus d'émotions et de plaisirs.

Les "Pros and Cons" : 
     + la beauté de l'objet classique et moderne à la fois, 
     + la qualité des matériaux employés, le superbe bouleau balte,
     + le rapport Qualité/prix,
     - à ce tarif rien,
 
Musiques écoutées :
  1. LP - Magma - Wurdah Ïtah (Wurdah Ïtah - Seventh Records ré-édition 2015)
  2. LP - Stevie Ray Vaughan - Tin Pan Alley (Couldn't Stand The Weather - Epic 1984)
  3. LP - ACDC - For Those About To Rock (We Salute You - Atlantic 1981)
  4. LP - Pink Floyd - One Of These Days (A Collection Of Great Dance Song - Pathé Marconi EMI 1981) 
 
Le Système d'écoute :

Amplificateur : Fonel Emotion AB, Yamaha A-S3000
Sources Soulines Dostoyevsky DCX - Ortofon Quintet Blue MC - Fonel Symphony
Enceintes : Fonel Eureka
Câbles de modulation : Studio Connections Platinum XLR et RCA
Câbles HP : Studio Connections Platinum
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon SE (ampli, sources et enceintes)

Lien BoutiqueSoulines Dostoyevsky DCX
 

Les Notes :

Fabrication : 17/20
Image : 15/20
Timbres : 15/20
Dynamique : 16/20
Transparence : 16/20 
Qualité/Prix : 19/20

Les propos et les avis énoncés dans ce test n'engagent que l'auteur de ce test et en rien la société Opus 51
dimanche, 24 mai 2015 11:03

Fonel Eureka : le test

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(34 Votes)
En ce très beau dimanche printanier, un choix cornélien se posait, que devais-je faire ? Enfourcher le vélo et me balader dans la campagne champenoise ou écouter un peu de musique et tester enfin ces superbes colonnes semi-actives (chaque enceinte est équipée d'un amplificateur en classe AB alimentant les woofer) que sont les Fonel Eureka.

Se replonger dans la musique à l'écoute d'un système d'une très grande musicalité, une semaine après le salon Haute-Fidélité de Munich fut un grand plaisir. Le système écouté, quoique très onéreux (environ 25.000 euros) procure beaucoup plus de plaisir que certains systèmes écoutés outre-Rhin dix fois plus voire vingt fois plus onéreux.
Pour débuter ce test, l'amplificateur sélectionné fut l'exceptionnel Fonel Emotion Classe A, il n'y a pas de mal à se faire du bien. Ensuite les écoutes furent confirmées avec le beaucoup plus neutre, plus droit amplificateur Leema Tucana II et le plus grand public Yamaha A-S3000.

FABRICATION :

Ces colonnes, très logeables dans un intérieur domestique, d'une hauteur de 1 mètre, présentent une superbe façade en vrai bois d'arbre (Complice) équipées chacune de quatre haut parleurs de marque Vifa, un grave "papier" de 20 cm alimenté par son propre amplificateur de 260 w., deux médiums "papier" de 10 cm et d'un tweeter dual-ring. Ce sont des enceintes closes donc, dans l'absolu, faciles à positionner mais comme pour toutes les enceintes réellement Haut de Gamme, les murs trop proches seront leur ennemis.

Caractéristiques
 :
Sensibilité 91,5 dB
Enceinte trois voies passive cde type close
bande passante : 22 - 35000 Hz
Puissance amplificateur AB pour la partie grave : 260 W
Ajustement du grave :  ± 3 dB
Dimensions : 1050 x 330 x 250 mm
Poids : 32 Kg (l'enceinte)


IMAGE :


Comme tout système Haut de Gamme qui se respecte, à l'écoute attentive (!) les enceintes disparaissent réellement, sur le Stevie Ray Vaughan, par exemple, les yeux clos, il devient impossible de les positionner avec précision dans l'auditorium. La scène sonore, devant nous est réaliste autant en profondeur quand largeur, ceci devient encore plus flagrant à l'audition de l'enregistrement Mercury du Shéhérazade de 1958 qui, si par les timbres reproduits date un peu, par son image, par l'espace tridimensionnel qu'il construit devant le mélomane est exceptionnel.
Nous retrouvons ces mêmes qualités sur le très réussi dernier album de Francis Cabrel, certainement son tout meilleur depuis longtemps. L'artiste se tient devant l'auditeur entouré de ses musiciens, nous sommes plongés dans un studio assez petit en grande intimité avec les intrumentistes. Bravo !

TIMBRES :

L'orchestre de 1958, à l'écoute des Eureka est très différent de l'orchestre de 2014. Sur le Shéhérazade, les timbres sont légèrement surannés, l'interprétation de Dorati sort des sentiers battus, l'oeuvre de Rimsky Korsakov devient presque rugueuse, violente loin des clichés vaporeux des Milles et une Nuits romantiques habituels, mais malgré cela les microphones, très certainement à tubes, rendent certes parfaitement la dynamique mais impriment une coloration à tous les timbres des instruments. Cette coloration très typique des 50's disparaît à l'écoute de la magnifique oeuvre de Addinsell qui, en un peu plus de 10 minutes, vous résume tout Rachmaninov. Là, le grand piano de concert s'installe dans l'auditorium avec sa dynamique, la main gauche plaque des accords vigoureux et précis reproduits à merveille tandis que la main droite égrene une multitude de notes perlées virevoltantes dans l'espace, nous oublions complètement le système audio pour prendre un réelle plaisir à vivre la musique. Et nous n'avions encore rien entendu...
Si vous connaissez Opus 51, vous savez certainement notre attachement à la musique fin de siècle du Vienne Impérial et encore plus à celle de Gustav Mahler. L'interprétation, en soit, des Knaben Wunderhorn par J. Norman est exceptionnelle quoiqu'en disent certains experts. Ici à l'écoute du LP elle devient MAGIQUE, la voix de la Diva est... "divanesque" ! Sa présence, sa dynamique, son timbre (les chanceux qui l'ont entendue en concert le savent) sont reproduits avec vérité, c'est à tomber ! Encore Bravo !


DYNAMIQUE :

Parlons vrai, le critère "dynamique" concerne plus les sources et encore plus l'amplificateur, écoutez un Devialet et vous comprendrez... que les enceintes. Encore plus important que la dynamique est la micro-dynamique, c'est à dire la reproduction sans tassement des plus infimes écarts dans l'intensité des notes (cf encore une fois le contre exemple Devialet). Mais certaines enceintes sont conçues, mal conçues, de telle sorte que toutes les notes sont pratiquement jouées avec la même intensité sonore, comme si le rendu musical optimal était celui d'un enregistrement transformé en fichier mp3 128 K. J'ai eu cette désagréable surprise, par exemple, à l'écoute des Tannoy Turnberry ou d'autres modèles de la marque Raidho ou  Scansonic, liste non exhaustive mais enceintes écoutées très récemment ayant ce grave défaut et me venant en tête.
Les Fonel Eureka sont loin de tout cela la dynamique reproduite arrive presque, j'ai bien écrit presque, à celle entendue lors de concert. La dynamique c'est la possibilité de reproduire avec silence les notes les plus faibles et avec aisance les nuances les plus fortes plus l'écart est grand, plus le respect de la réalité musicale est présente. Mais ces critères exigent des amplificateur très réactifs et costauds. Avec les Eureka se problème disparaît car elles s'occupent, avec grande maestria, elles-même de ce qui est le plus pénible pour un amplificateur, j'ai pointé cette fameuse gestion des notes les plus graves grandes consommatrices d'énergie.

TRANSPARENCE :

Ici aussi, si l'enceinte est conçue correctement avec des haut parleurs neutres, la transparence doit être de mise. Mais malheureusement, une très grande majorité des enceintes actuelles sont très colorées, les haut parleurs bien souvent utilisés qu'ils soient en céramique, en polypropylène ou tout autre matière exotique imposent aux timbres une coloration marquée c'est à dire créent des harmoniques audibles autour des sons reproduits...
Alors l'enceinte chante !
C'est étrange certaines personnes semblent être insensibles à ces harmoniques que j'estime disgracieuses pour preuve, la lecture d'un test concernant des enceintes Vienna Acoustics où le journaliste, certainement de bonne foi, concluait son article en écrivant que ces Grand Bach, puisqu'ainsi se nomme ces enceintes autrichiennes, sont des enceintes colonnes d'une très grande neutralité alors que c'est tout le contraire, tous les haut parleurs utilisés par ce constructeur impriment une coloration à la reproduction sonore de vrais instruments, et principalement des cuivres. Souvenez-vous de la trompette "en plastique" de Louis Armstrong Sourire

Fonel équipe toutes ses enceintes de haut parleurs assez simples et classiques, certains diront bon marché, utilisés dans les bandes passantes où ils s'expriment parfaitement d'où cette grande neutralité et transparence à l'écoute des réalisations du constructeur allemand. Seul souhait que nous pourrions avoir c'est une sensation encore plus grande de rapidité mais celle-ci ne se retrouve que dans certaines, très rares, réalisations très Haut de Gamme.

 

RAPPORT QUALITE/PRIX :

Arrêtons de rêver et retour sur Terre, en France, en Champagne et constatons qu'une paire d'enceinte à 9.500 euros ce n'est pas rien mais... Le mélomane, l'audiophile en a, pour une fois dans le monde de la Hi-Fi Haut de Gamme, pour son argent. L'écoute de ces enceintes, si vous possédez une vraie bonne et musicale électronique, est exceptionnelle. Des heures entières sans ressentir la moindre fatigue, l'envie de "galoper" d'une galette à une autre, le plaisir des émotions, la puissance d'un riff, le sursaut à l'attaque franche et décisive d'une caisse claire, la frayeur au triple forte d'un orchestre symphonique, tout ici est Magie.

Les "Pros and Cons" - hommage à Roger Waters Complice  : 
     + la beauté de la finition, vrai bois des façades des enceintes, 
     + les vraies qualités musicales,
     + la facilité d'emploi,
     - guère (je n'ai jamais compris ce qu'entendait pas là un trop célèbre journaliste),
     - le prix mais réellement justifié
 

Musiques écoutées :

  1. CD - Francis Cabrel - Dur comme Fer (In extremis - Sony Music 2015)
  2. CD - Addinsell - Warsaw Concerto (Piano Concerto, D. Angatsehewa - Ars production 2015)
  3. CD - Rimsky-Korsakov - Scheherazade (Antal Dorati 1958 - Mercury Living Presence 2015)
  4. LP - Mahler - Des Knaben Wunderhorn (J. Norman - J. Shirley-Quirk - B. Haitink - Philips 1976)
  5. LP - Stevie Ray Vaughan - Tin Pan Alley (Couldn't Stand The Weather - Epic 1984)
  6. LP - ACDC - For Those About To Rock (We Salute You - Atlantic 1981)
 

Le Système d'écoute :

Amplificateur : Fonel Emotion A, Leema Tucana II et yamaha A-S3000
Sources : Fonel CD Simplicité - Soulines Dostoyevsky DCX - Ortofon Quintet Blue MC - Fonel Symphony
Enceintes : Fonel Eureka
Câbles de modulation : Studio Connections Platinum XLR et RCA
Câbles HP : Studio Connections Platinum
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon SE (ampli, sources et enceintes)
 

Les Notes :

Fabrication : 16/20
Image : 17/20
Timbres : 17/20
Dynamique : 17/20
Transparence : 17/20 
Qualité/Prix : 18/20

Les propos et les avis énoncés dans ce test n'engagent que l'auteur de ce test et en rien la société Opus 51
vendredi, 22 mai 2015 10:17

Li Ko Design : mobilier haut de gamme

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Exclusive-Audio vient de nous annoncer qu'il reprenait la distribution en France du mobilier audio et video Haut de Gamme Li Ko Design.
Tous les produits sont conçus et fabriqués en Allemagne, hormis leur design épuré, ils s'accompagnent, en option, de superbes éclairages.

Lien Boutique : Li Ko Design
lundi, 18 mai 2015 11:28

Salon Leema Reims

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Mardi 19 mai 2015 de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 19h00, Portes Ouvertes consacrées aux électroniques galloise Leema

Les ingénieurs de la firme britannique seront présents. Vous avez des questions, vous êtes curieux, vous voulez écouter de la bonne musique, vous nettoyer les oreilles après le High End de Munich. Alors nous vous attendons.
Amenez vos CD ou vos clés USB Complice
dimanche, 17 mai 2015 19:08

Salon Hi-Fi Munich 2015

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Pour la troisième année consécutive, nous nous sommes rendus au salon incontournable de Munich, le High End Show. De découvertes en découvertes, de confirmations en confirmations, de déceptions en déceptions, deux journées intenses de salon fort passionnantes qui nous interrogent.

Les belles écoutes : Les enceintes actives B&M comme tous les ans, les électroniques Auxility couplées aux enceintes japonaises Paripassu malheureusement ces trois marques sont indisponible en France tout comme la marque Taïwanaise Coin Audio qui proposaient une écoute passionnante au rapport Qualité/Prix intéressant. Restent deux systèmes d'exception, le petite chaîne MBL à environ 75.000 euros et un système suisse à plus de X00.000 euros composé des électroniques CH Precision couplées aux enceintes colonnes Reference Stenheim. Une confirmation avec l'écoute des enceintes colonnes Totem Element et un satisfecit pour le nouvel ensemble Technics Premium C700 (moins de 5.000 euros la chaîne complète).

Les déceptions : la totale Esoteric et les enceintes Audiograde, DCS, VTL et Wilson Audio (les DAC très Haut de gamme sont franchement souvent bien inaudibles mais ceci est un autre débat), tous les système dit à Haut Rendement, les deux systèmes Magico, une fois les enceintes Référence étaient couplées aux électronique Soulution Audio et une autre fois le modèle S7 aux électroniques Constellation, le système Kharma, les nouvelles enceintes ProAc K8, le système Orpheus et Wilson Audio ainsi que le système Estelon. Mais le clou du spectacle revient à la démonstration Nordost ; nous ne savons pas ce qui a pris à ce fabricant de nous démontrer que plus le câble de modulation dans son très Haut de Gamme était cher plus l'écoute devenait catastrophique, merci à l'Odin 2.

Vous remarquerez que nous avons passés sous silence les prestations des fabricants français... Ceci est volontaire car ces écoutes sur l'échelle de Richter plafonnaient à 3 pour les plus performantes. Le seul objet sonore à avoir intéressé les foules fut le Devialet Phantom, non pour ses qualités sonores incertaines mais pour son design, et c'est déjà très bien.

Et si la principale cause de nos déceptions lors des écoutes de systèmes Audio Très Haut de Gamme (Magico, Wilson Audio, Kharma, Verity...) provenait tout simplement des câbles utilisés ? Est-il possible que de tels produits, connus et reconnus dans le monde entier soient si médiocres ?

Je viens de passer quelques longues minutes, ce dimanche, à écouter dans un des auditoriums du magasin un système audio à environ 17.000 euros hors câbles et en toute honnêteté cela "chantait" beaucoup mieux que tous ces systèmes à bien plus de 100.000 euros. Comment est-ce possible ?
Certes XAVIAN, Leema Acoustics, Fonel fabriquent de bien beaux produits mais tout de même, cela m'étonne. La différence c'est qu'ici, au magasin, j'utilise de très, très bons câbles, certainement les meilleurs entendus à ce jour parmi toutes les marques qui me sont passées entre les mains, du très mauvais à du bon (MPC, Cardas Audio, AudioQuest, Nordost Cables, Tellurium Q, QED, Black Rhodium, etc...). Ces câbles sont, si vous connaissez le magasin vous en êtes certainement équipés, de marque Studio Connections.
Et si la vérité se cachait un peu par là ?


Les photos du salon se trouvent ici.

jeudi, 07 mai 2015 10:39

Xavian Neox2 : lu dans la presse

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L'enceinte colonne Xavian Neox 2 vient d'obtenir les honneurs de la presse Hi-Fi française. Le magazine Haute-Fidélité dans son numéro du mois de mai 2015 (à lire ici) affirme :

"Après la bonne surprise des compactes Xavian testées dans notre numéro 202, c’est la confirmation du talent de ce constructeur tchèque que nous ont révélé les colonnes NeoX2. Dans cette tranche de prix et de produits, elles chamboulent l’ordre établi. Nous vous recommandons vivement de les écouter" (Dominique Mafrand)

Lien Boutique : Xavian Neox 2

 

mercredi, 06 mai 2015 15:06

Devialet 200

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Petit rappel, en ce début du beau mois de mai, le superbe (quel design !) amplificateur / dac / réseau Devialet 200 est toujours à découvrir dans nos auditoriums.
Avec ces nombreux (trop nombreux ?) jours "off" qui parcourent ce mois printanier, prenez un peu de temps et venez jeter une oreille.