samedi, 25 avril 2015 10:50

Ortofon MC Quintet Blue MC : une écoute

Évaluer cet élément
(13 Votes)
Comme par inadvertance, depuis quelques jours, après m'être séparé de la superbe platine Soulines Edgar, reprise par le distributeur Exclusive Audio afin de permettre au magazine Haute Fidélité de la tester, j'écoute, je découvre la cellule Ortofon Quintet Blue MC installée sur un bras Jelco 750 et une platine Acoustic Signature.

Des cellules, depuis de nombreuses années, j'en ai écouté, de bonnes et malheureusement de nombreuses moins intéressantes. Là, cette cellule, pour le tarif d'une bonne MM, apporte tout le plaisir d'écoute d'une MC, d'une vraie MC : dynamique, précise, détaillée, fluidité... Dans cette gamme tarifaire, à ce jour, je pensais la Sumiko Blue imbattable, je me trompai, l'Ortofon en tout point est plus passionnante à écouter, elle repousse assez loin les bruits de surface des vieilles galettes noires et apporte cette écoute naturelle très rarement obtenue avec des cellules à moins de 500 euros.

Attention cette cellule est une MC (bobines mobiles) donc elle possède un niveau de sortie très faible, 0,5 mV à 1000 Hz, et nécessite pour être bien exploitée un préamplificateur phono de qualité, comme l'Edwards Audio MC1 par exemple.

Lien Boutique : Ortofon MC Quintet Blue MC

Évaluer cet élément
(18 Votes)

Test paru dans le magazine Haute Fidélité n°207 (en kiosque dès aujourd'hui) et rédigé par Monsieur Philippe David.

"Lorsque nous laissons filer les plages musicales au lieu de revenir aux morceaux choisis pour évaluer tel ou tel aspect de l'écoute, c'est la preuve que nous sommes en présence d'un grand amplificateur.

Cet amplificateur mérite que l'on s'y intéresse pour ses nombreuses qualités, à commencer par sa haute musicalité. Une belle réussite."

Lien boutique : Fonel Emotion Classe AB MKII

mardi, 03 février 2015 10:25

Cantabile : lu dans la presse

Évaluer cet élément
(16 Votes)

Cantabile : Palets de découplage pour électroniques et platines vinyles conçu et fabriqué par la société française basée à Reims Dilixaudio.
En test ce mois-ci dans le Haute Fidélité n° 206.

"... le registre grave est plus défini, mieux articulé et gagne en netteté... le registre aigu paraît également plus libéré, plus aérien. Cet apport de définition profite également au suivi dynamique et aux attaques de notes...
Grâce aux Dilixaudio Cantabile, la restitution sonore gagne de manière flagrante, en définition, en intelligibilité et en musicalité sur pratiquement tous les plans !"

lien Boutique : Dilixaudio Cantabile

Évaluer cet élément
(13 Votes)
Dans le choix des câbles, comme dans le reste de mon installation, je privilégie toujours la neutralité. C’est pour moi la meilleure solution, car on fini toujours par se lasser des colorations que l’on trouvait pourtant agréable au début. J’en étais donc arrivé à acquérir des câbles de modularion « Studio Connections Monitor » qui correspondaient à mes attentes tout en restant dans des tarifs raisonnables, surtout que ma liaison préampli-ampli est longue de 8 mètres, XLR de surcroît, ce qui en fait vite une liaison onéreuse.

Après écoute, j’ai remplacé, ensuite, petit à petit, mes liaisons CD-préampli et pré RIAA-préampli par des « Studio Connections Référence » et, si le gain était sensible, je restais, maintenant je le sais, "bridé" par mes câbles Studio Connections Monitor de 2x8 m.

Dernièrement, grâce à une opportunité bien agréable, (merci à Opus 51 et à Studio Connections) j’ai pu remplacer mes 8m XLR.

Le remplacement du Monitor par le Référence Plus est un régal. Tout est meilleur, les détails ressortent mieux, les dernières petites duretés sont gommées, la micro-dynamique est plus perceptible, l’image est superbe, les plans sonores plus précis, plus stables, bien mis en valeur, la position des divers interprètes est facile à imaginer, c'est beaucoup plus joli dans l'aigu qui devient plus cristallin, surtout avec les vinyles et les SACD. On retrouve tous les infimes scintillements, toutes les signatures des différentes cymbales.
Les graves sont plus tendus, mieux définis et cela contribue à l’assise des masses orchestrales, elle aussi d’une stabilité exemplaire.
La neutralité est respectée et je retrouve ce qui m'avait plu dans le Monitor mais toutes les qualités sont exacerbées.

Lien Boutique : Studio Connections Reference Plus
Évaluer cet élément
(6 Votes)
Dans son numéro Hors Série Spécial Vinyle le magazine "Haute Fidélité" a testé la belle platine allemande Acoustic Signature Wow, vous retrouverez, naturellement l'intégralité de ce test dans cette revue dont le numéro est le 205. En voici un extrait de la conclusion, article rédigé par monsieur Dominique Mafrand : 



"... Nous n'avons pas été déçus des écoutes effectuées avec cette platine qui offre pêle-mèle une restitution libre et gracieuse, des timbres bien nuancés, des prestations dynamiques de qualité et un très bon sens du rythme. Les technologies embarquées sur ce modèle d'introduction à la marque se retrouvent également sur le haut de gamme du fabricant... Si la cellule Edwards Audio C200, (installée par le distributeur) fournit  un bon travail global d'analyse, il nous a semblé qu'elle n'était pas tout à fait à la hauteur des performances dont est capable la Wow. Il ne faudra donc pas hésiter à passer au cran supérieur. Une découverte... à découvrir"


Lien Boutique : Acoustic Signature Wow 

dimanche, 28 décembre 2014 16:42

Edwards Audio IA1-R mk2 : le test

Évaluer cet élément
(17 Votes)
Depuis maintenant plusieurs mois, nous avons l'occasion lors de démonstrations en compagnie de nos clients (ou visiteurs) d'écouter et de comparer, bien souvent avec le Rega Brio-R, cet amplificateur anglais. Les conclusions sont toujours les mêmes, les clients trouvent l'Edwards Audio vivant, dynamique et détaillé, il vous apporte la musique, les musiciens sortent des enceintes et vos pieds commencent à battre le rythme de la musique...

Sa présentation est à l'anglaise, simple et efficace. Il peut se voir ajouter, en option, une carte phono pour cellules MM


lien boutique : Edwards Audio IA1-R

Caractéristiques
 :

Puissance : 2 x 50 watts sous 8 ohms
Entrées : 3 x haut niveau RCA
Bande passante: 20-20.000 +/- 1.5 dB
Télécommande : oui

Musiques écoutées :

  1. CD - Michel Jonasz- Unis vers l'Uni (Unis vers l'Uni - Atlantic 1985)
  2. SACD - Keiko Lee - Fever (Delight - EMI 2008)
  3. CD - Elton John - Tonight (Live in Australia - MCA 1987)
  4. CD - Star Wars - Main Title (Star Wars - Sony 2004)
 
A l'écoute de la superbe interprétation de Fever par la japonaise Keiko Lee, nous sommes surpris par la reproduction de la dynamique. Le Edwards Audio IA1-R mk2, contrairement à la très grande généralité des petits amplificateurs stéréo, possède cette capacité à l'explosivité lorsque la musique le réclame et, c'est un vrai plaisir, nous avons l'impression d'écouter, ici, un gros amplificateur, bien plus onéreux.

Star Wars propose l'écoute d'un très grand orchestre symphonique composé de nombreux instruments aux timbres bien spécifiques et, là également, l'IA1-R s'en sort avec les honneurs, le hautbois reste un hautbois, les clarinettes possèdent leurs couleurs si marquées, les violons ont de la matière et les contrebasses de la définition, l'écoute est agréable et détaillée. L'orchestre se déploie et en largeur et en profondeur. 

Ces mêmes qualités sont retrouvées lors de l'écoute du Tonight en concert de Elton John. L'orchestre Australien envahit le fond de la salle d'écoute alors que le piano, mis légèrement en avant, garde ce côté dynamique et percutant que lui impose l'artiste.  

Edwards Audio IA1
 
Les écoutes se sont poursuivies, avec un vrai plaisir en utilisant bien d'autres enceintes (Monitor Audio Silver 6, AudioSolutions Euphony 90, Xavian Neox 1...), globalement les conclusions furent toujours identiques : 
     + qualités musicales très rares pour un amplificateur à ce tarif, 
     + puissance ressentie délivrée hors norme,
     + bande passante assez étendue, graves profonds et fermes, haut du spectre très détaillé sans agressivité,
     - finition à l'anglaise,
 

Le Système d'écoute :

Amplificateur : Edwards Audio IA1-R mk2
Sources : Marantz SA-8005
Enceintes : Xavian delizia
Câbles de modulation : Black Rhodium Sonata
Câble Numérique : Black Rhodium Star USB
Câbles HP : Black Rhodium Solo DCT++
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
 

Les Notes :

Fabrication : 12/20
Image : 12/20
Timbres : 12/20
Dynamique : 13/20
Transparence : 13/20 
Qualité/Prix : 18/20
dimanche, 21 décembre 2014 17:56

Fonel Appassionata : lu dans la presse

Évaluer cet élément
(9 Votes)

Le magazine "Haute Fidélité" pour son numéro 205 a commis un Hors Série Spécial Vinyle dans lequel vous pourrez lire le test du préampli-phono, que nous apprécions tant, le Fonel Appassionata. 

"Cette première approche avec la marque Fonel s'est avérée de bon augure. L'Appassionata a défendu haut et fort les couleurs du tube... Autour d'un schéma exclusif, le constructeur a conçu une électronique extrêmement musicale dotée d'un pouvoir d'analyse et d'un niveau de définition particulièrement élevés... il mérite une écoute dans les meilleures conditions pour en apprécier le potentiel."


lien boutique : Fonel Appassionata

mercredi, 08 octobre 2014 11:45

Xavian XN125 Junior : le test

Évaluer cet élément
(10 Votes)

Le magazine haute Fidélité daté octobre 2014 n° 202 teste les enceintes Xavian XN125. L'article est élogieux même si les notes finales ne reflètent pas totalement le bonheur d'écoute du journaliste :

"La marque Xavian fait une première entrée sur notre territoire, entrée discrète par les dimensions réduites de la compacte 125 Junior, mais entrée remarquée par le bouquet subjectif que distille cette coquette acoustique. Au final, une belle fabrication à l'italienne et des haut-parleurs de qualité pour une restitution qui ne manque pas de charmes. Bienvenue à Xavian !"

Plus à lire au sein de magazine...

vendredi, 01 août 2014 12:18

Cantabile : le test

Évaluer cet élément
(17 Votes)
J’ai eu la chance de participer à la mise au point de ces supports de découplage et j’ai donc suivi les différentes étapes de la conception et j’ai eu largement le temps d’apprécier les modifications et bienfaits apportés à la restitution sonore par les Cantabile.
Je possède 3 jeux des versions définitives, 1 sous les platines CD et vinyle et un sous le préampli.

Je vis donc avec les Cantabile depuis un bon moment maintenant et les gains qu’ils apportent sont nombreux :
  • les graves sont plus propres, plus définis, plus tendus, moins caoutchouteux.
  • Les voies humaines sont moins projetées.
  • La musique orchestrale est plus fluide, plus naturelle, plus « chantante ».
  • De nombreuses duretés disparaissent.


Sur mon système, les différences les plus flagrantes, d’une manière assez étonnante, sont pour le préampli. Ce préampli est un Coda 05X qui est très léger mais qui possède pourtant d’origine des pieds amortisseurs bien conçus.
Ou j’ai été le plus surpris c’est sous ma platine vinyle qui malgré ses 50 kilos a apprécié la présence des supports.

Par contre, sous l’ampli, aucune influence, mais celui-ci avait déjà été « sublimé » par la tablette de découplage Rogoz 3SG40.

Les appareils doivent être très fermement accouplés avec les supports (il faut appuyer très fortement sur les appareils tout en leur faisant subir des petits mouvements de translation pour que les pieds des appareils fassent « corps » avec les Cantabile).

A emprunter et à essayer car, à mon avis, le jeu en vaut la chandelle.

Lien boutique : Cantabile
lundi, 14 juillet 2014 12:31

Rega Elex-R : le test

Évaluer cet élément
(80 Votes)
Depuis maintenant plusieurs semaines, nous "vivons" avec cet amplificateur anglais. Les premières heures, furent pénibles, très pénibles... Après trois jours de rodage intensif, tout se mit en place ou... presque tout.

Pour les futurs acquéreurs de ce produit Rega, faîtes très attention à la phase secteur, ce produit y est très sensible

L'amplificateur Rega Elex-R est le grand frère du superbe Rega Brio-R. Il développe plus de puissance (2 x 90 w sous 6 ohms) tout en gardant cette énergie, cette musicalité qui a fait du Brio-R un best seller mondial.


Son châssis reprend avec bonheur les lignes du Rega Elicit 2.

lien boutique : Rega Elex-R

Caractéristiques :

Puissance : 2 x 72 watts sous 8 ohms
Entrées : 1 x phono MM, 4 x haut niveau RCA
Sorties : 1 x pré-out, 1 x tape out
Télécommande : oui

Musiques écoutées :

  1. HD - Bill Cobham- Stratus (Spectrum - Atlantic 1973)
  2. HD - Goldfrapp - Jo (Tales Of Us - Mute Records 2013)
  3. HD - Haendel G. F. - Cleopatra, Arias de J. César (Natalie Dessay, Haendel Cleopatra, Giulio Cesare - Virgin 2011)
  4. CD - Gov't Mule - Captured (Shout! - Provogue Records 2013)
 
A l'écoute du légendaire "Stratus" de Bill Cobham, où nous pouvons nous délecter de la superbe guitare de Tommy Bolin (future et éphémére "lead guitar"  de Deep Purple), nous sommes impressionnés par la dynamique et le rendu vif et rapide de la batterie de Bill Cobham, cette musique jazz-électrique qui demande beaucoup à l'amplificateur n'effraie pas l'Elex-R. Notre seule réserve sur ce type de musique, très dynamique, est la présence de quelques duretés dans le haut du spectre sonore et, quoique nous fassions, changement, des câbles, changement des enceintes, ces duretés furent persistantes mais globalement, ici, peu dérangeantes.

Golfrapp est un groupe britannique apparenté à l'électropop. En 2013 sort un album assez planant dont le titre Jo raisonne en écho à une chanson très connue du chanteur Belge Jacques Brel ! Et là, à l'écoute de l'Elex-R les affaires se gâtent... un peu. La voix d'Alison Goldfrapp, dans le haut du spectre est retransmise avec quelques duretés inhabituelles. Le rendu sonore, quoique très dynamique, pour un amplificateur Rega, rappelons nous le Mira 3 qui était d'une nonchalance renversante, a tendance à être orientée vers le haut du spectre, donc il faudra faire très attention aux câbles et surtout aux enceintes associés à cet amplificateur. Les câbles Rega, qui tronquent légèrement la bande passante devraient lui convenir à ravir.

En 2011, Natalie Dessay et Emmanuelle Haïm ont commis un bel album d'airs de Haendel. A l'écoute de l'air "Tutto puo Donna Vezzosa" le Rega Elex-R montre quelques limites. Si toutes les attaques sont fidèlement rendues, les timbres quant à eux sont trop simplifiés, les violons sonnent "creux", un peu synthétiques et là également le haut du spectre sonore possède une légère tendance à être mis en avant et à être difficile à supporter, tout du moins pour nos oreilles.
 
Les écoutes se sont poursuivies, avec très peu de plaisir, durant de nombreuses heures en utilisant bien d'autres enceintes (Cabasse, Monitor Audio, Xavian, Neat acoustics...), globalement les conclusions furent toujours identiques : 
     + finition et design de l'appareil de qualité, 
     + dynamique surprenante pour un amplificateur Rega surtout lorsque nous nous souvenons du Mira,
     + bande passante assez étendue, grave bien reproduit avec fermeté et célérité,
     - scène sonore légèrement étriquée, la musique a du mal à se développer dans le pièce d'écoute,
     - timbres des instruments acoustiques simplifiés
     - quelques duretés persistantes dans le haut du spectre sonore.

ATTENTION : il nous faudra confirmer ce test avec un autre Rega Elex-r car il est plausible, enfin nous l'espérons, que le modèle testé possède quelques défauts car à écouter le distributeur Rega en France, l'Elex-R n'est pas ce que nous avons entendu ! 


Le Système d'écoute :

Amplificateur : Rega Elex-R
Sources : DAC Resolution Audio Opus 21
Enceintes : Aurelia Ambera
Câbles de modulation : Black Rhodium Phantom DCT++ RCA
Câble Numérique : Studio Connections Monitor
Câbles HP : Studio Connection Monitor
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
 

Les Notes :

Fabrication : 15/20
Image : 11/20
Timbres : 10/20
Dynamique : 13/20
Transparence : 11/20 
Qualité/Prix : 11/20
vendredi, 30 mai 2014 10:36

Rogoz Audio 3SG40 : le test

Évaluer cet élément
(10 Votes)

Pour des raisons esthétiques, j’en avais assez d’avoir mon ampli de puissance posé à même le sol, j’ai investi dans une tablette de découplage Rogoz 3SG40, une tablette tripode, lourde, dont les pieds sont sablés, et avec une planche MDF de 40mm d’épaisseur.

Première constatation, et premier point positif, mon ampli US avec son transfo, lui aussi, US (60Hz) qui « ronronnait » de temps en temps est devenu complètement silencieux. Cela est un avantage pas si surprenant, la carcasse de l’ampli est plus stable sur un tripode et peut avoir moins tendance à vibrer.

Ensuite, comme d’habitude, je me mets à écouter de la musique. Très rapidement je suis interpellé par ce que j’entends. J’ai l’impression que la musique est encore plus belle et plus fluide que d’habitude. Le médium est encore plus joli, plus défini. Le léger creux dans le bas médium que j’ai d’habitude a disparu !

Fini l’écoute distraite, le mélomane redevient audiophile et les disques de test, bien connus, défilent …

Je suis obligé de me rendre à l’évidence, le support Rogoz intervient ! Pas d’explication, une simple constatation.

Le lendemain un ami mélomane me rend visite, on écoute les disques qu’il a amenés et lui aussi, au bout d’un moment, me demande ce que j’ai changé dans mon installation trouvant l’écoute encore plus agréable que d’habitude. Il est aussi surpris que moi quand je lui dis que le seul changement est le support de l’ampli.

Evidemment, affaire à suivre, avec des essais dans des configurations différentes, mais, en tout cas, voilà qui peut amener à choisir ce genre d’élément apparemment pas si « passif » que cela.

En vente ici : http://www.hifi-meubles.com/support-decouplage-audio/573-rogoz-audio-3sg40.html

mardi, 20 mai 2014 08:01

Fonel Appassionata : le test

Évaluer cet élément
(20 Votes)

Le préamplificateur-phono Fonel MM et MC se présente dans un superbe châssis anti-résonnant lourd et stable. Il est équipé de lampes et de transformateurs spécialement étudiés pour transmettre l'émotion musicale...


Musiques écoutées :

  1. Stravinsky - Le sacre du printemps Cleveland Maazel Telarc
  2. Brahms - Un requiem allemand Vienne Giulini DG
  3. Tchaikovky - Symphonie 6 Leningrad Mrawinsky DG
  4. Berlioz - Symphonie fantastique Boston Munch Living Stereo
  5. Mendelssohn - Octuor op.20 St Martin in the field Philips
  6. Prokofiev - Alexandre Newsky Londres Abbado DG
  7. Borodine - Quatuor n°2 quatuor Borodine Decca
  8. Moussorgsky - Tableaux d’une exposition Chicago Reiner Living Stereo
  9. Bill Evans - at the Montreux jazz festival Verve
  10. Keith Jarret - the Koln concert ECM
  11. Codona - 1 et 3 ECM
  12. Kari Bremnes - “Reise” enregistrement public
  13. Pink Floyd - The final cut Pathe Marconi
  14. Et plein d’autres, pour le plaisir, pendant 15 jours d’écoute purement vinyle, ce qui ne m’était pas arrivé depuis de nombreuses années …


Evidemment, il y a maintenant de nombreuses années (plus de 45 ans…) que j’écoute du vinyle. De plus, je n’ai jamais arrêté, le CD venant en complément à partir de 1991.
Au fil du temps et des platines, j’en suis arrivé à une Le Tallec Stad S avec un bras Unitrac 1 et un SME 3012. Le SME me permet de tester et de changer relativement rapidement de cellules. Ensuite, celle considérée comme la meilleure du moment est installée sur l’Unitrac 1.

Au fil des années et des écoutes (et des moyens grandissants) je me suis « spécialisé » sur les bobines mobiles (MC).
Actuellement sont encore fonctionnelles deux Mayware, une MC4 et une MC7V, une DL103, une Supex 900 et une Benz ACE, soit deux cellules demandant une charge d’environ 40 ohms (DL103, ACE) et trois autres une charge d’environ dix ohms.

Jusqu’à maintenant l’écoute de différent pré-pré MM ou MC m’avait amené à toujours préférer l’adaptation d’impédance des MC par un transfo : meilleure dynamique, meilleur rapport S/B, surtout pour les dix ohms dont l’adaptation purement électronique est toujours un problème.
Actuellement j’ai donc plusieurs transfo, deux pré-pré MM fixe en impédance (un à JFET, un à ampli op) et un pré-pré à tubes à impédance variable (10 ohms à 47 k, 10 valeurs), donc universel (MM, MC) qui me permet, en plus, de « dégrossir » l’impédance de charge optimale des cellules essayées.
Jusqu’à présent les différents pré-pré que j’avais pu essayer apportaient leurs propres « couleurs » sonores, images et dynamique plus ou moins prononcées et si certains m’ont plu, aucun ne m’a amené à l’achat.
Mon premier contact avec l’Appassionata a tout de suite confirmé tout le bien que je pense des produits Fonel et cette première impression m’a poussé à ramener l’appareil chez moi.
L’Appassionata qui m’a été confié est un modèle muni d’un interrupteur MM/MC, mais il existe en version soit MM "Sonata", soit MC "Symphony".
En MC l’entrée est équipée de transfos et c’est un pré-pré à tubes. N’ayant pas voulu l’ouvrir je ne saurais dire si ces transfos sont « made in Fonel » ou sous-traités. L’Appassionata « MC » est optimisé pour la Benz Wood, donc 40 ohms. La partie électronique comprend cinq tubes. Comme toujours la finition est exceptionnelle. La première prise en main est sidérante par son poids conséquent (largement aussi lourd qu’un intégré de deux fois cent watt). On n’a pas dû lésiner sur les alimentations HT et BT.

L’écoute proprement dite a été effectuée sur plusieurs jours et avec la Benz ACE, après vérification qu’en MC, l’optimisation d’impédance était bel et bien à 40 ohms (la Supex était sur amortie et son côté vivant étouffé).
Ce qui frappe d’emblée, c’est la profondeur, la qualité de l’image stéréophonique, la richesse des détails (surtout des micro-détails) et l’incroyable définition qui va avec. On se retrouve au plus près de la musique grâce à une beauté des timbres sidérante.

Puis au fil des disques écoutés, on découvre un grave exceptionnel de tenu, de profondeur et de différenciation des hauteurs tonales (timbales et percussions du Sacre). Malgré ses tranfos d’entrée, aucune limitation de bande passante dans le grave, visiblement Fonel a fait l’impasse sur les risques de « rumble » et c’est tant mieux !
On remarque aussi un aigu chatoyant et très diversifié qui permet de reconnaître les différents timbres des cymbales (jazz).
La dynamique est « Kolossal » mais naturelle, la montée en puissance des orchestres symphoniques est sidérante. On retrouve ici la « vie » donnée par des tubes bien utilisés.
Mais ce qui est également stupéfiant c’est de découvrir des micro-détails passés inaperçu jusqu’à maintenant sur des disques hyper connus. C’est incroyable la richesse des vinyles dont une partie passe à la trappe avec d’autre pré-pré pourtant, soi-disant, sophistiqué et porté aux nues par les revues …
Nous sommes en 2014 et le vinyle n’a pas encore fini de nous étonner.
Vous aurez compris que, pour moi, cet Appassionata est incontournable pour tout amateur de lecture vinyle et que je connais maintenant mon prochain achat …

Remarque : J’ai effectué également des écoutes en position MM avec un transfo externe et la Supex 900 et j’ai retrouvé les mêmes impressions
 
dimanche, 30 mars 2014 17:43

Xavian XN125 Junior : le test

Évaluer cet élément
(15 Votes)

"L'harmonie est la combinaison judicieuse de divers éléments afin de créer un Tout. Nos créations sont en constante évolution et amélioration afin de poursuivre la conquête de la Musique. Le souci maniaque du détail démontre la passion que nous avons de notre travail. Depuis 1995, notre mission est de construire des enceintes acoustiques d'un très haut niveau d'exigence, utilisant des matériaux et composants d'origine italienne ou scandinave. Nous avons, maintenant, la chance que nos produits soient distribuées et appréciées dans le monde entier." (Roberto Balertta, fondateur de la marque Xavian)


Xavian XN125 Junior se présente comme une enceinte bibliothèque de taille et volume modeste (285 x 180 x 275 mm). Elle est équipée de deux haut-parleurs de marque Scan-Speak, un basses/madium de 15 cm conçu en collaboration avec la société Xavian et un tweeter "Ring Radiator" qui combine les avantages des technologies à dôme et "planar". Leur finition en vrai placage bois est exemplaire. Ces enceintes sont fabriquées à la main en République Tchèque

Spécifications techniques :

Systeme 2 voies accordée en bass-reflex
Cabinet : 22 mm MDF fait main doublé d'une absorption bitume
Bande passante (-3 dB dans l'axe) : 49 - 30000 Hz
Connecteurs : 1 paire acceptant câbles nus, fourches et bananes exclusivité XAVIAN
Impédance nominale : 4 ohms
Fréquence de crossover (entre les deux hp) : 2600 Hz
Sensibilité ( 2V / 1m) : 86 dB
Puissance d'amplification recommandée : 30 - 120 W
Poids : 8 kg


Musiques écoutées :

  1. CD - Rock Candy Funk Party - Octopus-e (Takes New Yorkl - Provogue 2014)
  2. CD - John DeFrancesco - House Of the Rising Sun (Jazz goes Pop - HighNote 2008)
  3. HD - Conspirare - Motherless Child (Sing Freedom African American Spirituals - HM 2012)
  4. CD - Gov't Mule - Captured (Shout! - Provogue Records 2013)
Quel son ! Rock Candy Funk Party est un super groupe composé de musiciens rock, jazz d'exception (pour en savoir plus un petit clic ici). Le son que nous retransmet les petites bibliothèques Xavian XN 125 Junior fixées à leurs pieds Xavian est ahurissant de puissance, de fermeté et de détails. une révélation ! Certes l'infra-basse est absente mais le reste de la bande passante de 70 Hz à 20.000 Hz est bien présent sans aucune boursouflure, avec une très belle linéarité. Sur cet enregistrement "live" la scène sonore reconstruite (?) par l'ingénieur son est profonde et large, les instruments respirent et nous suivons ce concert exceptionnel avec un grand bonheur.

Tout autre registre qu'est l'interprétation des "Portes du Pénitencier" par l'organiste (électrique) jazz John DeFrancesco. Les points importants à remarquer dans cet enregistrement, ce sont les attaques des notes par l'orgue électrique qui contrairement à son grand frère acoustique (?) impose des transitoires difficiles à reproduire pour des enceintes médiocres, elles doivent être riches en harmoniques et franches sans bavure, les Xavian XN 125 Junior excellent à cet exercice. Elles sont rapides, enjouées et riches en matière.

Le choeur américain Conspirare est parmi ce qui se fait de mieux aujourd'hui, leur interprétation du Spiritual Motherless Child est de toute "beautée". Les Xavian XN125 Junior rendent justice à la dynamique du choeur du tripe piano de l'introduction aux triple forte de la soliste. La qualité des voix nous est retransmis avec beaucoup de réalisme. Ici nous ne distinguons aucun tassement de la dynamique, seul l'infra basse est en retrait, en ajoutant le caisson Xavian New Basso, la différence à l'écoute est flagrante surtout quant au niveau de la scène sonore qui gagne énormément en profondeur et en largeur, les murs du salon d'écoute disparaissent.


Au vu de leur tarif, nous ne voyons pas ce que nous pouvons demander de plus au Xavian XN125 Junior, à notre connaissance et en toute objectivité leurs seules concurrentes que nous leur connaissons sont les Aurelia Magenta qui proposent une écoute plus analytique mais moins distinguée.

Si vous recherchez de très bonnes enceintes bibliothèques alors vous devez écouter les Xavian ! 

 
 


Le Système d'écoute :

Amplificateur : Onix A65
Sources : Onix cd15a
Enceintes : Xavian XN125 Junior
Câbles de modulation : Studio ConnectionsMonitor RCA
Câble Numérique : Studio Connections Monitor
Câbles HP : Studio Connection Monitor
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
 

Les Notes :

Fabrication : 17/20
Image : 15/20
Timbres : 15/20
Dynamique : 15/20
Transparence : 15/20 
Qualité/Prix : 18/20
jeudi, 27 mars 2014 10:18

Onix A65 : le test

Évaluer cet élément
(37 Votes)
L'amplificateur stéréo Onix A65 nous arrive tout auréolé de son titre Diapason d'Or 2013, nous regardons la bête dans les... boutons, elle a fière allure, sa construction est irréprochable en sera t'il de même de sa musicalité ?



Spécifications techniques :

Conception interne : Double mono
Composants : Transistors de puissance Sanken / Condensateurs Nichicon Gold Tune (4x10 000uF/63v) / Diodes 8 x MUR8100 / Transfo torique 420VA
Séparation pré-ampli / ampli : Oui (entrée By-pass)
Puissance : 2x66 Watts RMS sous 8 Ohms / 2x125 Watts sous 4 Ohms
Taux de distorsion : < 0,003 %
Rapport Signal/Bruit : >91 dB
Bande passante : 10 Hz - 30 kHz
Entrées Audio : RCA (x6, dont Bypass)
Sorties Audio : RCA / Casque
Sortie Haut-Parleurs : 1 paire d'enceintes
Télécommande : Télécommande fournie
Dimensions (L x H x P) : 430 x 109 x 401 mm
Poids : 10,5 kg


Musiques écoutées :

  1. CD - Thomas Newman - Grand Bazar istanbul (Skyfall - Sony 2012)
  2. HD - Karl Seglem - Aret Hallar (Norskjazz.no - Ozella 2013)
  3. CD - A. Vivaldi - Concerto pour violon RV 234 (D. Hope et le Chamber Orchestra Of Europe - DG 2008)
  4. CD - Gov't Mule - Captured (Shout! - Provogue Records 2013)
 
A défaut de regarder un film, pour débuter ce test, écoutons la Bande Originale du James Bond 007 Skyfall et surtout son tout début qui décrit une course poursuite ahurissante dans le Grand Bazar d'Istanbul où on peut entendre quelques instruments typiques de l'orient. Fermons les yeux et les enceintes disparaissent, la musique envahit l'auditorium, il y en a un peu partout, du vrai 70 mm sonore. Les graves abyssaux sont très bien gérés par  cetamplificateur qui tient à merveille les enceintes. Malgré le haut volume sonore de l'écoute nous ne percevons jamais d'agressivité dans le haut du spectre, deux très bons points à mettre au crédit de l'Onix A65.

"Aret Hallar" du saxophoniste norvégien Karl Seglem propose une introduction à la l'archet de la Contrebasse d'une beauté surprenante sur un thème folklorique typique des pays nordiques. Il se poursuit par l'arrivée de la batterie, du saxophone et du piano. Cet enregistrement est magistral (ici en version Haute Définitiion, distribué par Linn) de par la qualité des timbres et la dynamique qu'il restitue. L'amplificateur Onix A65 ne se plaint pas et nous délivre, en particulier sur les impacts de la caisse claire et des toms de la batterie une énergie hors du commun proche (sic) de la "vraie vie". Quant aux timbres, il semblent eux aussi véridiques. Le saxophone est à la foi suave et vigoureux, le piano boisé et métallique, la contrebasse tout en rondeur et fermeté. Une réussite !
 
A l'écoute du concerto de Vivaldi interprété par la star Daniel Hope et son Gagliano de 1769, nous sommes émerveillés par les couleurs de ce magnifique instrument équipé de cordes en boyaux filées de métal. Cet enregistrement nous offre, via l'amplificateur  Onix A65, un pur moment pure instant d'émotions musicales, la musique de Vivaldi coule avec bonheur et joie de vivre.

Faut-il encore présenter le groupe américain Gov't Mule, ce jam band issu des rangs des Allman Brothers ? Ici, nous changeons de registre et nous essayons à la musique électrique (sic), guitares, Warren Haynes, un régal, claviers, basse électrique et batterie. L'amplificateur de conception anglo/italienne est toujours autant à son aise, son énergie, en réalité, la grande qualité de son alimentation (420 va pour 2 x 65 w., il y a de la marge) lui permet de tenir avec facilité les enceintes même de belles colonnes comme les AudioSolutions Euphony 140 qui restituent sans broncher le 40 Hz.  Rien n'est brouillon, tous les instruments trouvent leur emplacement et cela respire, nous pouvons nous amuser à suivre les méandres de la basse parmi les coups de grosse caisse. Là encore un sans faute pour l'Onix A 65

Pour conclure, nous pouvons affirmer sans crainte et arrières pensées que l'amplificateur Onix A65 représente ce qui existe de plus performant, de plus musical, de plus neutre dans une gamme de prix allant de 1.500 à 2.500 euros. Il est très agréable à écouter sur tous les types de musique, de Vivaldi à Daft Punk. Il est, à ce jour, pour nos oreilles, sans concurrence, que ce soit un Naim, un Roksan, un Marantz... aucun n'affirme cette neutralité, ce dynamisme et surtout cette bande passante virtuose.


Le Système d'écoute :

Amplificateur : Onix A65
Câbles de modulation : Studio Connections Reference + RCA
Câble Numérique : Studio Connections Reference +
Câbles HP : Studio Connection Monitor
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
 

Les Notes :

Fabrication : 15/20
Image : 15/20
Timbres : 15/20
Dynamique : 15/20
Transparence : 15/20 
Qualité/Prix : 18/20
 
mercredi, 05 mars 2014 11:52

Acoustic Signature Wow : le test

Évaluer cet élément
(19 Votes)
Acoustic Signature, société allemande, conçoit et fabrique en Allemagne des platines vinyles depuis de nombreuses années. Pour cela, elle a investi dans les fraises les plus modernes (voir le petit film ci dessous). La qualité des éléments Haute Fidélité produit est exceptionnelle. 



Effectuer le test d'une platine vinyle est quelque chose d'un peu compliqué... Car que testons-nous ? La platine ? Le bras ? La cellule ? Le préamplificateur phono ? Et si nous testions le tout !

Présentation de ce très bel objet : plateau en aluminium de 24 mm d'épaisseur et d'un poids de près de 4,5 kg, chassis de 25 mm d'épaisseur lourd et stable, 3 pieds réglables en hauteur, moteur synchrone géré électroniquement (mircoprocesseur à une fréquence de 20 MHz) utilisant la technologie "small ALPHA", bras Rega RB202, cellule MM Nagaoka MP150 et préamplificateur-phono Acoustic Signature Tango Mk3. 


Musiques écoutées :

  1. Charlie Byrd - At Seventeen (Direct To Disk Limited Edition - 45 rpm - 1977)
  2. Johnny Cash - Rowboat (Unchained - American Recording 1996)
  3. Paolo Conte - Hemingway (Concerti - CGD 1986)
  4. Joe Jackson -  Shanghai Sky (Big World - A&M 1986)
A la première écoute, l'oreille et le corps sont impressionnés par le suivi rythmique que propose cette platine vinyle, surtout pour une platine dont le prix est nettement inférieur à 2.000 euros. Jusqu'à ce jour, nous pensions que seule la Roksan Radius, dans cette même gamme de prix quoique ayant un tarif un peu supérieur, était la seule platine à assurer ce type de qualité, nous étions dans l'erreur, l'Acoustic Signature Wow va encore plus loin...
La musique, ici distillée par cette allemande, possède toutes les qualités que possèdent des systèmes "vinyles" bien plus onéreux ; dynamique, subtilité, finesse, précision, scène sonore.

A l'audition de l'admirable album live de Joe Jackson, Big World, nous sommes agréablement surpris par la stabilité et l'homogénéité de l'image sonore, tous les instruments règnent sur leur espace et la voix de l'artiste occupe le devant de la scène. L'autre point très positif est la linéarité de la bande passante proposée, rien n'est mis en avant, rien n'est oublié, la ligne de basse n'est jamais boursouflée mais la basse électrique de Rick Ford est facile à suivre et surtout propose une belle diversité dans ses interventions. Les notes aiguës du piano de Joe jackson sont rapides, précises, ciselées mais pas agressives ; un beau moment de musique !

Toujours ces charmes retrouvés à la dégustation du "live" de Paolo Conte. La voix du charmeur italien prend ici toute sa dimension et nous nous laissons bercer par les superbes compositions du jazzman italien. Rien à redire l'émotion transpire...

Certains d'entre vous se souviennent peut être des premiers albums de samba brésilienne (pléonasme ?) "jazzifiant", dans les années 60 qui en "guest stars" annoncés Stan Getz et le guitariste Charlie Byrd ? Nous retrouvons sur le standard "At seventeen", ce même guitariste qui dans une édition vinyle audiophile en 45 tours/minute distille une version où les cordes de son instrument sont à la fois douces, percutantes et subtiles. La Wow, comme tout bon système vinyle, excelle dans les transitoires, les attaques sur les cordes sont absolument divines, le guitariste est là devant nous et il nous suffit de clore les yeux et nous sommes transporté dans la salle de concert en compagnie des musiciens. 

Vous l'aurez certainement deviné, nous sommes conquis. La Wow s'affirme, dans sa gamme tarifaire, comme la meilleure platine vinyle que nous avons écouté jusqu'à ce jour. Par curiosité, nous avons fait quelques modifications et avons changé le câble de modulation, celui qui va du bras au préamplificateur phono, le gain fut immédiat ; plus de détails, dynamique accentuée, graves plus profonds, scène sonore encore plus vaste. Une merveille pour quelques dollars de plus...


Le Système d'écoute :

Amplificateur : Fonel "Emotion"
Sources : Acoustic Signature Wow et Acoustic Signature Tango MK3
Enceintes : Audes Excellence 3
Câbles de modulation : Studio Connections Reference + RCA
Câble Numérique : Studio Connections Reference +
Câbles HP : Studio Connection Reference +
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
Filtre secteur : Gigawatt

Les Notes :

Fabrication : 15/20
Image : 16/20
Timbres : 15/20
Dynamique : 15/20
Transparence : 14/20 
Qualité/Prix : 18/20

samedi, 11 janvier 2014 11:04

Trigon Recall II : le test

Évaluer cet élément
(10 Votes)
En septembre 1996 deux ingénieurs allemands décidèrent de s'associer afin de créer une entreprise qui allait concevoir et commercialiser du matériel Haute Fidélité Moyen-Haut de Gamme à prix réaliste. Trigon était né et se situe, aujourd'hui, proche de la commune de Cassel.
Trigon
c'est le "made in Germany" dans toute sa splendeur. Les électroniques sont construites comme des chars d'assaut donc de ce côté il n'y aura pas de soucis de longévité.

Pour évaluer les qualités musicales du lecteur "entrée de gamme" du constructeur allemand, nous l'avons comparé à deux des platines de référence, au moins à nos oreilles, situées dans la même gamme tarifaire : le lecteur/DAC Rega Saturn-R  et la platine CD-DAC Marantz SA14s1.

En avant la musique...
 


Musiques écoutées :

  1. CD - Bernard Lavilliers - L'empire du milieu (Arrêt sur image - Universal 2002)
  2. CD - CW Gluck - Orfeo ed Euridice (Che Puro Ciel - Harmonia Mundi 2013)
  3. CD - Hilary Kole - The Snake (Haunted Heart - Justin Time Records 2009)
  4. CD - Steven Richman - Nutcracker Suite (The Nutcracker Suites - Harmonia Mundi 2013)
 
Dès les premières minutes d'écoute ce lecteur Trigon impose des qualités musicales similaires à celles exposées par le lecteur de CD Roksan Caspian M2, la même clarté, la même légèreté dans le grave mais il distille plus d'informations et donc plus de détails. L'image sonore est précise mais manque un peu et de largeur et de profondeur, surtout par rapport à ce que présente la platine Marantz SA14s1 qui elle dispense une écoute plus fluide, plus précise encore et surtout décortique une ligne de basse plus profonde et rapide.
Par rapport au Rega Saturn-R le Trigon est plus lumineux et sa courbe de réponse a une légère propension à s'accentuer vers le haut medium ce qui le destine, de préférence, à des systèmes Haute Fidélité possédant une écoute sombre et un peu terne. Comme son concurrent anglais, le Trigon, par rapport au Marantz est un peu nonchalant, les attaques sur les percussions par exemple sont un peu plus paresseuses, moins immédiates, mais il vrai, qu'ici, le nouveau Marantz SA14s1 excelle.
Quant au rendu des timbres, il n'y a rien à signaler de particulier, les cuivres, les cordes, les vents sonnent vrai, les voix ne semblent pas voilées et la présence des instrumentistes est correctement rendue.

En conclusion, le Trigon est un lecteur de CD correct qui propose l'avantage de posséder des sorties symétriques. Son acquéreur ne se sentira pas floué et profitera des qualités musicales de cet "allemand" durant de nombreuses saisons. Son seul gros défaut, à ce jour en France, est son tarif. Un repositionnement à moins de 2000 euros en ferait un très bon rapport Qualité/Prix.

Le Système d'écoute :

Amplificateur : Fonel "Emotion"
Enceintes : PSB Synchrony One
Câbles de modulation : Studio Connections Reference + RCA
Câble Numérique : Studio Connections Reference +
Câbles HP : Studio Connection Reference +
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
Filtre secteur : Gigawatt

 

Les Notes :

Fabrication : 13/20
Image : 13/20
Timbres : 14/20
Dynamique : 14/20
Transparence : 13/20 
Qualité/Prix : 13/20
lundi, 06 janvier 2014 10:26

Rega Saturn-R : le test

Évaluer cet élément
(28 Votes)
Est-il encore nécessaire de présenter l'entreprise anglaise Rega, spécialisée dans les éléments Haute Fidélité au rapport Qualité/Prix/Musique impressionnant ? La réponse se découvre dans la question. L'entreprise sise dans le comté de l'Essex vient de nous délivrer sa nouvelle platine CD Saturn-R qui remplace, avantageusement nous l'espérons, la feue platine CD Saturn.
Petit tour du propriétaire ; comme toutes les platines CD Rega, la Saturn-R se voit dotée, sur son dessus, d'une trappe CD, son châssis est identique à celui de l'amplificateur Rega Elicit-R, sa présentation est sobre mais qualitative ce qui, chez Rega, est un événement. La surprise la plus attendue, nous la trouvons en découvrant l'arrière de l'appareil : la Saturn-R fait également office de DAC, elle possède plusieurs entrées numériques (spdif) et une entrée USB asynchrone (24-192 kHz). Ces sorties analogiques sont exclusivement sur connecteur RCA, ici pas de XLR donc pas de symétrique... Cela saurait-il être une petite erreur de conception pour les platines/DAC de ce prix ?
Pour évaluer les qualités musicales de cette nouvelle née, nous l'avons comparée à deux des platines références, au moins pour nous, situées dans la même gamme tarifaire : le lecteur de CD Roksan Caspian M2 et la platine CD-DAC Marantz SA14s1.

En avant la musique...
 


Musiques écoutées :

  1. CD - Bernard Lavilliers - L'empire du milieu (Arrêt sur image - Universal 2002)
  2. CD - CW Gluck - Orfeo ed Euridice (Che Puro Ciel - Harmonia Mundi 2013)
  3. CD - Hilary Kole - The Snake (Haunted Heart - Justin Time Records 2009)
  4. CD - Steven Richman - Nutcracker Suite (The Nutcracker Suites - Harmonia Mundi 2013)
Le Saturn-R est un bon lecteur de CD, sa bande passante est étendue, le rendu des graves est précis, les aigus ne sont jamais ni mordants, ni agressifs.

Comparé au lecteur Roksan Caspian M2, le Rega distille une sonorité un peu plus mate et naturelle, le haut du spectre possède alors plus de subtilité et de finesse sans une once d'agressivité ce qui n'est pas toujours le cas du Roksan (attention aux câbles). Pour le registre grave, là il n'y a pas photo, les fondations de la construction musicale sont beaucoup plus structurées à l'écoute du Rega. Alors que sur les passages complexes, le Saturn-R propose une image plus holographique, plus réaliste.

Ce qui enchante à l'écoute de la platine Rega c'est le côté très naturel du rendu musical, les timbres (voix, cuivres, cordes...) paraissent vrais et ne lassent jamais malgré peut être une légère coloration type "analogique". L'image sonore est bien construite et la musique communique avec l'auditeur qui n'a jamais à fournir d'efforts pour apprécier les artistes qui jouent rien que pour lui, quelle chance !

Le seul petit bémol que nous avons constaté lors de ces longues heures musicales et le léger manque de rapidité sur les transitoires. Cela devient flagrant lorsque nous comparons le Saturn-R avec le tout nouveau Marantz SA14s1 qui propose une écoute un brin plus vivante, plus dynamique et plus précise mais à un tarif supérieur.



Le Système d'écoute :

Amplificateur : Fonel "Emotion"
Sources : Rega Saturn-R
Enceintes : PSB Synchrony One
Câbles de modulation : Studio Connections Reference + RCA
Câble Numérique : Studio Connections Reference +
Câbles HP : Studio Connection Reference +
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
Filtre secteur : Gigawatt

 

Les Notes :

Fabrication : 14/20
Image : 15/20
Timbres : 15/20
Dynamique : 13/20
Transparence : 14/20 
Qualité/Prix : 14/20
vendredi, 27 décembre 2013 10:00

Un beau système Hi-Fi

Évaluer cet élément
(6 Votes)
En compagnie d'un mélomane, hier, nous avons eu la chance ou plutôt le bonheur de passer quelques heures à composer un système Haute-Fidélité d'une belle musicalité. Le choix fut draconien mais le résultat vraiment présent. Précision, dynamique, fluidité, image tout, via ces électroniques et ces enceintes, invite à la méditation musicale.

Vous remarquerez que cette chaîne Hi-Fi est composée, hormis les éléments standards, d'une platine vinyle afin de profiter d'un Vieux Stocks de galettes noires que possède le client et d'un lecteur réseau pour permettre l'écoute, entre autre, des Radios Web dont Allegro Musics Complice 

A découvrir si votre budget le permet.

Pour environ 4.500 euros le système se composait de :

- un amplificateur intégré stéréo Rega Brio-R,
- un lecteur de CD Rega Apollo-R,
- un lecteur réseau Cabasse Stream Source,
- une platine vinyle Rega RP1,
- une paire d'enceinte Aurelia Ambera,
- des câbles de modulation et d'enceintes Black Rhodium


Notes  :

Fabrication : 13/20
Image : 14/20
Timbres : 12/20
Dynamique : 13/20
Transparence : 13/20 
Qualité/Prix : 17/20

mardi, 27 août 2013 11:43

Xavian Delizia : le test

Évaluer cet élément
(35 Votes)
Les Xavian Delizia (En vente ici), dernières créations de Roberto Barletta, sont, après 200 heures de rodage, en test. Leur simplicité n'a rien a envier à leur grande musicalité. Pour un budget de 850 euros la paire, le mélomane est gâté. Certainement l'enceinte colonne la plus intéressante à écouter, à déguster dans cette gamme de prix.

Ici, elles sont accompagnées des électronique Rega Brio-R et lecteur de CD Apollo-R, du nouveau DAC NAD D1050 et des câbles BlackRhodium Twist et Prélude.

Caractéristiques :
     - Type : bass-reflex
     - Colonne : 2 voies (1 x 23 mm (dôme soie de marque Xavian) et 2 x 132 mm (papier traité de marque Xavian))
     - Sensibilité : 87 dB @ 2.83V 1m
     - Bande passante : 50-20000 Hz 
     - Impedance : 4 ohms
     - Fréquence Crossover : 3.000 Hz
     - Dimensions (mm) : 900 x 160 x 200
     - Poids : 12 kg pièce

Ecoute :

Musiques écoutées :

  1. Daft Punk - Give Life Back to Music (Acces Random Memory - Columbia Records 2013)
  2. Anne Bisson : With a Little Help from My Friendsonight (Portraits & Perfums - 2011)
  3. Liszt - Les Jeux d'eau à la Villa D'Este (Alfred Brendel - Philips 1987)
  4. Louis Amstrong : Sometimes i feel like a mothereless child (The Good Book - MCPS 1958-2009)

L'écoute du titre de Daft Punk est de suite impressionnant sur Xavian Delizia. La musique prend possession du salon, elle nous enveloppe et l'écoute en devient réellement jouissive et festive. Les guitares de Nile Rodgers sont précises et rapides, la ligne de basse est retranscrite sans bavure, la voix trafiquée, et c'est le moins que nous puissions dire, est bien métallique, artificielle et chantante. Rien à dire, pour un tel investissement la maîtrise de la musique par ce système Haute Fidélité, ici écouté, est impressionnante.

Poursuivons, ces écoutes, avec la reprise d'un titre phare des Beatles par Anne Bisson, l'une des plus belles reprises que nous connaissons, caustique et ironique. La voix, les cordes, la guitare, la pseudo-harpe, tout est reproduit avec une grande fidélité dans les timbres, les instruments chantent vrais. La scène sonore, fabriquée en studio nous semble t'il, est large et profonde. Un régal !

Rien que pour le plaisir, dégustons en cette belle matinée de fin d'été, certainement l'oeuvre pour piano que nous préférons, Les Jeux d'eau à la Villa D'Este de F. Liszt. Le piano jubile au milieu des fontaines romaines, le thème arrive, d'un romantisme exacerbé, la main droite continue d'égrener les gouttes d'eau et sur les Delizia cela est superbe. Seul petit reproche, la main gauche (les graves) du piano auraient pu être un peu plus profonds, un peu plus denses, mais gardons à l'esprit que nous écoutons des enceintes à moins de 1.000 euros la paire... Le résultat sonore est incroyable !

L'écoute du Gospel interprété par Louis Armstrong nous permet de tester, sur la trompette, la fidélité de timbre de ces enceintes. Ici aucun reproche à formuler, la trompette du grand jazzman appartient bien à la famille des Cuivres (comprenne qui voudra Complice).

Pour conclure, nous pouvons affirmer que nous n'avons jamais entendu de telles qualités dans une enceinte colonne dont le prix est inférieur à 1.000 euros la paire. Vous désirez écouter de la musique dans de très bonnes conditions, accompagnées d'un amplificateur musical (Rega Brio-R, Marantz 6005...) les Xavian Delizia seront le délice suprême !


Le Système d'écoute :

Amplificateur : Rega Brio-R
Sources : Rega Apollo-R, NAD dac D1050
Enceintes : Xavian Delizia
Câbles de modulation  : Black Rhodium Prelude
Câbles HP  : Black Rhodium Twist
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
Filtre secteur : Isotek


Notes  :

Fabrication : 12/20
Image : 13/20
Timbres : 13/20
Dynamique : 12/20
Transparence : 12/20 
Qualité/Prix : 19/20

dimanche, 18 août 2013 10:57

AudioSolutions Rhapsody 80 : le test

Évaluer cet élément
(16 Votes)
Ces magnifiques colonnes AudioSolutions Rhapsody 80 ici présentées dans une magnifique robe blanc satiné sont équipées de deux haut parleurs grave/medium de 15 cm en polypropylène pour les mediums et graves et d'un tweeter avec dôme en soie, filtré à 2270 Hz. Afin d'obtenir une ligne de basse précise et franche (39 Hz) et un rendement assez conséquent (91 dB), ces enceintes affichent un large évent frontal. Leur prix public est de moins de 4.000 euros ttc les deux pièces. Les finitions disponibles sont nombreuses.



Caractéristiques :

     - Type : bass-reflex
     - Colonne : 2 voies (1 x 25 mm et 2 x 150 mm)
     - Sensibilité : 91 dB @ 2.83V 1m
     - Bande passante : 39-25000 Hz 
     - Impedance : DC 3.6 ohms
     - Fréquence Crossover : 2.270 Hz
     - Dimensions (mm) : 1068 x 340 x 483
     - Poids : 25 kg pièce


Ecoute :

Musiques écoutées :

  1. Dead Can Dance : Agape (Anastasis - PIAS 2013)
  2. Gregg Allman : Rolling Stone (low country blues - rounder 2012)
  3. Will Calhoun : Love for Sale (Life in this World - membran 2013)
  4. Richard Wagner : Parsifal (D. Barenboim, Berliner Philharmoniker  - warner classics 1991)
  5. Yim Hok-Man : Poem Of Chinese Drum (Master of Chinese Percussion - Xrcd 2004)
  6. Louis Amstrong : Sometimes i feel like a mothereless child (The Good Book - MCPS 1958-2009)

audiosolutions Rhapsody 80

L'écoute des AudioSolutions Rhapsody 130, les grandes soeurs du modèle ici testé, nous a enthousiasmé. Pour nous, à ce jour, ce sont les enceintes les plus "proches de la Musique" que nous avons écoutées dans leur gamme de prix (entre 5.000 et 7.500 euros la paire), elles s'adressent plus à des mélomanes qu'à des audiophiles.

Allons-nous ressentir le même émerveillement à la découverte des AudioSolutions Rhapsody 80 ?

Tout commence avec la dernière galette studio de Dead Can Dance qui nous permet de mettre en évidence la célérité et la dynamique de ces enceintes lituaniennes. La voix de Lisa Gérard est d'une belle prestance et son originalité est préservée. L'image sonore est bien construite, son rendu holographique doit être très proche de ce que les ingénieurs ont désirés. Les attaques sont rapides, les détails nombreux, l'écoute est captivante.

La route nous mène ensuite dans le sud des Etats Unis en compagnie de l'un des plus authentiques album de Blues sorti ces dernières années ; "low country blues" du guitariste et chanteur Gregg Allman. Les Rhapsody 80, sur ce type de musique acoustique, font preuve d'une réelle aisance, les couleurs des différents instruments, guitares acoustiques, piano, batterie, cuivres, sont réalistes, la dynamique reproduite semble correspondre à ce qu'elle fut dans le studio d'enregistrement, les musiciens sont là, face à nous, et nous nous délectons de leur technicité et musicalité. Un grand moment de Blues !
audiosloutions_rhapsody80Avant de revenir sur le vieux continent, un petit détour par New York où fut réalisé l'album "Life in this World" du batteur jazz/rock Will Calhoun, qui accompagna différents artistes comme B. B. King, Mick Jagger, Jaco Pastorius, Paul Simon, Lou Reed, The Allman Brothers Band, Marcus Miller, Wayne Shorter, etc. Sur cette reprise d'une composition de Cole Porter, l'introduction à la batterie est splendide. Les ballets claquent sur la caisse claire, la grosse caisse est nettement définie et précise, la charleston est bien présente sans être envahissante et les différents toms, discrètement, tiennent leur place. Le piano et la contrebasse interviennent ensuite sans casser le charme, les trois musiciens, à l'unisson, nous tiennent en haleine et produisent un jazz moderne, technique et mélodique.

Retour à la vieille Europe et surtout à une oeuvre magistrale, certainement l'une des plus importantes de l'histoire de la Musique, Parsifal de Richard Wagner. Dix ans après la version phénoménale que nous offrait H. von Karajan et son extraordinaire orchestre berlinois, Daniel Barenboïm, en compagnie de cette même phalange, nous concocte, en 1991, une version toute en contraste et en subtilité. La prise de son réalisée alors par le français Jean Chateuret met en valeur les différents plans sonores et construit une scène sonore d'un grand réalisme que les Rhapsody 80 nous retranscrivent avec bonheur. L'écoute de cet opéra s'effectue avec facilité et intérêt, les artistes oeuvrent pour les mélomanes que nous sommes et même écoutées à des niveaux sonores très importants, les AudioSolutions ne se départissent jamais de leur unité et de leur fidélité à la musique.

Les deux derniers extraits musicaux utilisés afin de peaufiner ce test me permettent, dans un premier temps, d'analyser la capacité en dynamique et en image pour les Percussions chinoises et, dans un deuxième temps, de goutter la reproduction des timbres, voix, trompettes, pour Louis Armstrong. La trompette est superbe, la voix de Armstrong chante rauque et les sifflantes présentes ne sont pas mises en avant et restent bien intégrées à la musicalité du chanteur. Pour les percussions, fermez les yeux et vous y croyez, l'artiste est dans votre salon et ses différents tambours, dont les peaux sont frappées par des baguettes en bois, résonnent et vivent.   

En conclusion, j'oserai affirmer que les AudioSolutions Rhapsody 80 sont des enceintes à ne pas mettre entre toutes les mains. Si vous recherchez de la fluidité, de la finesse, de la précision, de la musicalité alors ces charmantes petites colonnes vous conviendront à ravir. Si vous recherchez une reproduction sonore physique avec plus de pression acoustique, des basses plus profondes, une scène sonore plus large alors passez votre chemin et découvrez d'autres produits de qualité comme les Aurelia Saphira ou les Xavian Xn Carissima par exemple.

Le Système d'écoute :

Amplificateur : Marantz PM11s3
Sources : Resolution Audio Opus 21 (CD), Rega RP3 (vinyls), T&A 1250 (dématérialisée)
Enceintes : AudioSolutions Rhapsody 80
Câbles de modulation  : Black Rhodium Opera DCT++ XLR
Câbles HP  : Studio Connection 
Refernce Plus
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
Filtre secteur : Isotek


Notes  :

Fabrication : 17/20
Image : 15/20
Timbres : 15/20
Dynamique : 16/20
Transparence : 16/20 
Qualité/Prix : 16/20

lundi, 29 juillet 2013 09:54

Beyerdynamic T 90 : le test

Évaluer cet élément
(15 Votes)
Le casque ouvert T 90 appartient à la dernière génération de casques audio Haut de Gamme conçue par le fabricant allemand Beyerdynamic. Le T 90 se positionne, dans la gamme Prestige, juste en dessous du célèbre T 1, sa construction est superbe et incite à la confiance, il s'ajuste parfaitement au crâne de l'auditeur et son confort est plus que correcte, vous pourrez le porter durant de nombreuses heures.
Les transducteurs consistent en deux membranes métalliques alimentées par des moteurs annulaires au néodyme. Beyerdynamic utilise, ici, sa technologie propriétaire dite Tesla. La conception des transducteurs a ainsi été intégralement revue et ces derniers se distinguent par un aimant extrêmement puissant qui procure une efficacité optimale et un très faible taux de distorsion. Cette nouvelle technologie ouvre un champ d’applications extrêmement diversifié. La mise en œuvre de diverses impédances permet d’utiliser les appareils dans une gamme d’applications très large. En ce qui concerne le T 90, il affiche une valeur standard de 250 ohms, compatible avec un bon préamplificateur ou un bon étage de sortie casque comme celui qui équipe notre bien aimé amplificateur intégré Struss R150


Musiques écoutées :
  1. Anne Bisson : With a Little Help from My Friendsonight (Portraits & Perfums - 2011)
  2. Oscar Peterson : You look good to me (We get Requests)
  3. G. Mahler : Symphonie n°3 (Bernard Haitink)
Pour ceux qui n'ont pas l'habitude de l'écoute casque, celle-çi peut vraiment paraître étrange, la musique se situe sur l'oreille droite, sur l'oreille gauche et au milieu du crâne, l'image sonore n'existe pas, tout ce situe sur un seul plan. Déconcertant !
Le T 90 propose une écoute très définie et très détaillée. Les timbres "flirtent" avec la réalité, la bande passante paraît infinie mais la dynamique semble légèrement tassée. Contrairement à certaines écoutes sur enceintes acoustqiues, l'écoute casque privilégie le détail au détriment, peut être, de la globalité. Tous les enregistrements studios de musiques récentes, pop, rock, jazz..., semblent fort s'accommoder de ce type de retranscription, sur une oeuvre symphonique cela devient plus problématique.

Dans tous les cas le T 90 ne trahit jamais la musique et cela, pour un casque, est déjà assez exceptionnel, il ne met pas en avant telle ou telle partie de la bande passante et, surtout, il ne masque rien du travail de l'ingénieur du son.
Si je dois ou, si j'ai envie, un soir, dans la nuit très avancée, écouter de la musique alors le T 90 est le produit que je retiens. Attention de lui fournir un très bon amplificateur car alors l'écoute pourra en souffrir grandement. Merci à Struss !


Le Système d'écoute :

Amplificateur : Struss R150

Sources : fichiers Haute Définition, T&A 1250
Câbles de modulation  : Studio Connections Reference +
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (source)

Filtre secteur : Isotek Sirius

Notes  :

Fabrication : 16/20
Image : 08/20
Timbres : 16/20
Dynamique : 16/20
Transparence : 16/20
Confort : 16/20
Qualité/Prix : 15/20